Huitième cercleUne plaine rase, couverte de buissons épais, s’étendait jusqu’à l’horizon. Désert monotone où seuls quelques oiseaux aux larges ailes et aux cris perçants émergeaient comme signes de vie. La chaleur était étouffante. La mobile n’était pas climatisée, et les rayons du soleil de plomb surchauffaient l’habitacle. Laurie et Simon étaient trempés de sueur et guettaient dans le ciel désespérément bleu l’ombre d’un nuage qui aurait pu être l’espoir d’un quelconque rafraîchissement. Très loin, sur la ligne d’horizon, se dessinait une ligne plus sombre, légèrement verdâtre, au-dessus de laquelle le ciel semblait s’assombrir. Ils traversaient une sorte de no man’s land dans le huitième cercle. Une barrière climatique étrange, qui n’avait rien de naturel. Une séparation brutale, mais


