Il n’y avait aucune raison de supposer que les Allemands eussent changé, au dernier moment, un plan reconnu bon, lorsque l’ennemi de l’est était le Russe. Ce fut sur cette hypothèse que Yukinaga édifia ses ordres de marche. Trois mesures essentielles, quoique de valeur différente, furent prises par lui. Tout d’abord la cavalerie reçut l’ordre de tenir l’immense cercle jalonné par le cours du Niémen jusqu’à Grodno et la voie ferrée de Grodno à Varsovie. Mordante, audacieuse sur le bas Niémen, elle devait tenir au sud un cordon souple, fuyant, aux contours indécis, toujours prête à se replier devant les reconnaissances sans se laisser jamais accrocher nulle part. Derrière cette partie de la cavalerie, rien ; entre son déploiement, la forêt de Bjeloweja et les marais de Pinsk, pas un homm


