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2002 Mots

Les instants précieux ainsi gagnés, la stupeur, l’hésitation de l’ennemi, l’arrêt de sa progression eussent pu facilement être mis à profit par une armée manœuvrière pour se dégager, reprendre pied et continuer la lutte. Le dévouement des coloniaux ne devait, hélas ! servir qu’à favoriser la débandade, la fuite éperdue, le hideux sauve-qui-peut, honte de toutes les déroutes. Le général Hagon heureusement ne devait pas être témoin de la débâcle qui allait se produire et qu’avait surtout provoquée la vue de certaines têtes coupées que les cavaliers japonais promenaient de loin au sommet de leurs lances. Englobé dans la gerbe d’un shrapnel, il tomba, déchiqueté par plus de cent balles ou éclats. Autour de lui, officiers de l’état-major pêle-mêle formèrent de leurs cadavres confondus un rem

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