Adrian Je la vois. Ses yeux embués, ses lèvres tremblantes, cette larme qui roule sur sa joue avant qu’elle n’explose : — Tout ça, c’est de ta faute ! T’es un monstre, Adrian Ricci ! Et puis, le claquement sec de la porte. Elle me laisse là, planté au milieu de mon bureau, un dossier en main, le souffle court. Un monstre. Je répète ce mot en silence, comme si elle venait d’appuyer sur une plaie jamais refermée. Elle ne sait rien, et pourtant… ses mots me frappent plus fort que toutes les balles qu’on a déjà tirées sur moi. Je serre le dossier entre mes doigts. Je pourrais le déchirer. Je pourrais courir derrière elle, l’attraper par le bras, lui hurler que ce n’est pas moi qui ai détruit son petit monde… que ce n’est pas moi qui l’ai trahie. Mais à quoi bon ? Aux yeux d’Alia, je


