– Vous craigniez pour lui ? Donc vous aviez des raisons pour cela ? insinua Lébédev en plissant les paupières. – Oh ! non, j’ai dit cela sans réfléchir, reprit le prince. Je me suis très sottement exprimé en disant que je craignais. Je vous prie, Lébédev, de ne répéter à personne… – Prince, prince ! Vos paroles resteront dans mon cœur… dans le fond de mon cœur. Elles y sont dans un tombeau ! proféra Lébédev avec solennité en pressant son chapeau contre sa poitrine. – C’est bon, c’est bon… Donc c’est Ferdistchenko ? Je veux dire que vous soupçonnez Ferdistchenko ? – Qui pourrais-je soupçonner en dehors de lui ? fit Lébédev en baissant la voix et en regardant fixement le prince. – Oui, cela va de soi… quel autre soupçonner ? Néanmoins, où sont les preuves ? – Les preuves existent. D’ab


