IIIL’évènement du Vauxhall avait pour ainsi dire atterré la mère et les jeunes filles. Sous l’empire du trouble et de l’émotion, Élisabeth Prokofievna avait ramené celles-ci à la maison dans une sorte de fuite précipitée. D’après ses idées et sa manière de voir, cet évènement avait été trop révélateur pour ne pas faire germer des pensées décisives dans son esprit, nonobstant le désarroi et la frayeur auxquels elle était en proie. Toute la famille comprenait d’ailleurs que quelque chose d’anormal s’était passé et que peut-être même un secret extraordinaire commençait à se révéler. Malgré les précédentes assurances et explications du prince Stch…, Eugène Pavlovitch apparaissait maintenant « sous son vrai jour » et à découvert ; il était démasqué et « sa liaison avec cette créature était form


