VIIIPendant ce temps, que faisait Griffard, son implacable ennemi ? Après avoir mis le feu, de sa propre main, au palais de Bambara, ainsi que vous l’avez soupçonné sans doute, il déroba, sous le chevet de la couche royale, les dépêches remises à Robert-Robert par le Commandant de la Rapide ; puis, il cacha soigneusement son larcin, à bord du Vautour ; quitta furtivement ses compagnons de traversée, dès son arrivée à Saint-Denis, et se rendit chez le Gouverneur-général de la colonie, pour s’attribuer effrontément le mérite d’avoir conservé le précieux dépôt. Outre les dépêches de Napoléon destinées à l’escadre française de la mer des Indes, le capitaine Flottard avait inséré dans le même tube de fer-blanc, dûment cacheté et scellé, plusieurs autres papiers, au nombre desquels se trouvait


