III

615 Mots

IIILes nombreux accidents du voyage n’avaient pas porté moins de dommage aux intérêts de Robert-Robert. La mauvaise santé de feu son oncle, M. Duroc, avait permis aux hommes d’affaires, qui pullulent aux colonies, d’usurper peu à peu, ainsi que nous l’avons dit, la fortune considérable du malade, et de s’y retrancher comme dans une place envahie par surprise. L’habile chef de ces Mandrins de salon avait été intendant-général de M. Duroc. Il se nommait Barnabé Cormoran. C’était un homme d’une cinquantaine d’années : œil petit, brillant, presque entièrement caché sous de longs et épais sourcils ; bouche pincée, physionomie fausse, geste obséquieux, démarche grave ; ayant la parole onctueuse et l’échine flexible ; prenant solennellement une prise de tabac ; poli jusqu’à la fadeur ; protestan

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER