XVIQuelques signes précurseurs en annoncèrent bientôt l’approche. Le peuple mandingue adorait une fausse divinité qu’il appelait Yankar, et qu’il représentait sous la forme d’un blanc. Le culte qui lui était rendu consistait dans certains rites grotesques, dans des danses et des contorsions, dans des offrandes de fruits et de fleurs, et, singulier contraste ! dans l’immolation des prisonniers de guerre, lorsqu’ils n’avaient pu être vendus comme esclaves à quelque bâtiment négrier. L’homme, suivant les croyances vulgaires, était issu d’une grosse araignée. L’âme était immortelle, et passait d’un corps dans un autre corps. Celle des rois, des héros, des pontifes, passait seule dans le corps des blancs, qu’ils regardaient, quoique noirs, comme une race supérieure aux noirs. Outre cette divini


