XIX

1606 Mots

XIXCe jour-là, toute la ville de Bambara retentissait de cris de joie, mêlés au bruit d’instruments divers. À l’heure convenue, d’innombrables convives s’accroupirent, devant le temple, autour d’un vaste espace sur lequel était servie une énorme quantité de gibier au riz, de buffles rôtis, de chiens au piment, de fruits, de poissons, de tafia et de bura. Dans l’intervalle compris entre l’assemblée et les marches du temple, se dressaient les poteaux, à chacun desquels était attaché, par le milieu du corps, par les bras, par les jambes, par le cou, l’un des Mozambiques ou des Jalafes dont l’immolation allait servir de dessert à l’orgie des vainqueurs. Les apprêts du supplice étaient placés là, sous les yeux des captifs, qu’on avait couronnés de fleurs. Parmi ces instruments de mort s’en

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