XComme Brigida, ayant reconduit la petite fille près de sa mère, rentrait au château, le prince Falnerra en sortait pour sa promenade matinale qui, cette fois, avait un but précis. Il ne doutait pas, en effet, qu’Ourida fût exacte au rendez-vous qu’il lui avait donné pour entendre à nouveau cette voix d’enfant si pure, d’un timbre rare, qui avait charmé son oreille de musicien. Aussi éprouva-t-il une vive surprise, mélangée d’impatience et d’irritation quand, au bout d’une demi-heure d’allées et venues aux alentours de la vieille maison, il vit celle-ci demeurer immuablement close, complètement silencieuse. Pourtant, du jour au lendemain, ses habitantes n’avaient pu en déloger. La petite Ourida était donc là, certainement. Il fallait alors penser que sa mère l’empêchait de satisfaire au d


