XVI-1

2016 Mots

XVILa nuit commençait d’envahir la chambre qu’éclairaient en partie les braises ardentes du foyer. Le lit restait dans la pénombre, le grand lit de chêne où était étendu M. de Varouze. Un mal au cœur, un affreux mal de tête, avaient suivi son lourd sommeil. Angelica l’avait fait coucher aussitôt. Et, maintenant, il était là, essayant de rassembler les idées en son pauvre cerveau fatigué, plein de brumes. Martin entra, apporta une tisane. Le comte repoussa la tasse en balbutiant : – Non... non ! – Cependant, monsieur, il faut prendre quelque chose. C’est de la menthe. Monsieur l’aime bien, à l’ordinaire. – Non... non ! Plus rien ! Et comme Martin restait là, hésitant, sa tasse à la main, M. de Varouze ferma les yeux en répétant encore : – Plus rien... plus rien ! Le valet s’éloigna.

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