CHAPITRE TRENTE-SEPT Erec galopait, monté sur son destrier blanc, les bras de Alistair enroulés autour de sa taille. Il ne s’était jamais senti aussi heureux. Enfin, après toutes ces années, il repartait chez lui en compagnie de sa fiancée, pour retrouver sa famille. Il avait hâte de présenter Alistair à son père et à son peuple, puis de l’épouser. Elle était la meilleure chose qui lui soit jamais arrivée et il n’imaginait pas être séparé d’elle un seul instant. Comme il était heureux qu’elle ait décidé de l’accompagner ! Alors qu’ils chevauchaient toujours plus loin vers le sud, Erec sentait l’air se charger d’humidité et d’effluves marines. Bientôt, ils atteindraient le port. Son cœur battit plus vite dans sa poitrine. Au détour du virage, les récifs apparaîtraient sous ses yeux, ainsi


