La mère de Kaelen Je reste immobile, blottie dans l'ombre de ce couloir décrépi. Les yeux rivés sur la maison, là, juste en face. J'observe. Je patiente. Je respire à peine. Elle est seule. Je l'ai vue se lever, flâner dans la cuisine. Entrer dans le bureau. Il n'est pas là. C'est maintenant. Je descends les escaliers en silence, mes bottes glissant sur la poussière. Je serre le manche de mon couteau. Mon fidèle compagnon. La rue est vide. Je suis là pour déchirer. Je traverse sans bruit. Le portail automatique est resté entrouvert. Une faille. Une invitation. La porte d'entrée n'est même pas verrouillée. Quel manque de prudence. Quelle inconscience. Je pousse doucement. Un clic presque sensuel. Je m'introduis à l'intérieur. Le silence est absolu. Je ferme la porte derrière


