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1566 Mots
Elowen Un mois, et oui, un mois maintenant que je vis à Los Angeles et que je travaille dans le restaurant de Monsieur de Kant. J'ai fait quelques économies et, grâce à l'aide précieuse de Mia et de Luca, j'ai pu me trouver un appartement pour moi. Il n'est pas aussi grand que celui de Mia, mais il est abordable et, surtout, il a ce petit charme qui me plaît tant. L'appartement n'est pas éloigné de la maison de ma meilleure amie, car nous avons toutes les deux souhaité que nos logements ne soient pas trop loin l'un de l'autre. Cela nous permet de nous retrouver facilement, de partager des repas improvisés et de passer des soirées à discuter. Mon nouvel appartement est un petit cocon. L'intérieur est cosy, avec des murs peints dans des teintes douces de bleu et de blanc, ce qui lui donne une atmosphère apaisante. La petite cuisine est équipée d'un réfrigérateur vintage et d'un coin repas. Le salon, bien que modeste, est baigné de lumière grâce à une grande fenêtre. L'appartement est situé dans un quartier où les rues sont bordées de palmiers et où l'on peut entendre le doux murmure des vagues au loin. Depuis quelques semaines, les menaces qui pesaient sur moi semblent s'être apaisées, mais il ne faut pas crier victoire trop vite. Je m'efforce de profiter au maximum de ma nouvelle vie et de mon chez-moi, de redécouvrir la sérénité que j'avais perdue. Durant cette période, Kaelen n'a pas été loin. Du moins, il est en ville, mais nos chemins ne se sont pas croisés. Je le vois souvent à la télévision, apparaissant dans des émissions qui mettent en avant son charisme et son talent. Il me manque, c'est indéniable, mais au fond, je sais qu'il a raison : il n'est pas fait pour moi. Bon arrête de parler de lui ! Aujourd'hui, je ne travaille alors j'ai décidé de faire quelque course, histoire de remplir mon frigo pour les jours. J'ai pas encore eu assez d'argent pour m'acheter une bagnole, donc je me contente de prendre le bus pour descendre devant une supérette. Arrivée à la supérette, je prends une grande inspiration avant d'entrer. L'odeur des produits frais et des pains chauds m'accueille. Je me dirige vers le rayon des fruits et légumes, choisissant des tomates juteuses, des avocats bien mûrs et quelques pommes croquantes. Je pense déjà à la salade que je vais préparer pour le déjeuner. Kaelen J'étais dans mon bureau, les yeux rivés sur mon écran. Je réglais des détails avant la sortie de ma nouvelle collection. Oui, la sortie était prévu pour les six prochains mois mais finalement, j'ai décidé de la sortir dans trois semaines. Ça fait un bon moment que j'essaie de me concentrer mais comme depuis des semaines c'est im.po.ssi.ble. Mon esprit est prisonnier d'une pensée obsédante : ma p'tite fleur. Pendant ces p****n de mois, j'ai pas pu l'enlever de ma tête. Chaque minute qui passait, chaque tâche que j'accomplissais, tout me ramenait à elle. Bordel. J'ai cru que c'était juste une impulsion, un instant de folie, mais maintenant, je ne peux pas m'empêcher de penser à Elowen. Chaque jour qui passe, je me sens de plus en plus piégé dans mes propres pensées. Chaque minute qui passait ne faisait que renforcer mon obsession pour elle. C'était comme si le temps lui-même se moquait de moi, s'étirant interminablement, me laissant seul avec mes pensées tourmentées. « C'était une erreur. » Ces mots que je lui ai écrits avant de partir me hantent encore, résonnant dans ma tête comme un écho douloureux. Je n'ai pas pris le temps de réfléchir à ce qu'elle ressentirait en se réveillant, en découvrant ce mot laissé sur l'oreiller, comme une ombre de notre nuit tumultueuse. J'étais trop absorbé par ma propre confusion, par la tempête d'émotions qui faisait rage en moi. Les images de cette nuit passionnée continuent de danser devant mes yeux, comme un film que je ne peux pas arrêter. Ses cris, à la fois plaisir, résonnent dans mon esprit, me rappelant à quel point nous étions proches, et à quel point tout cela était fragile. Ses mouvements, gracieux et désordonnés, semblaient raconter une histoire que je n'étais pas sûr de comprendre. Et son visage, devenu rouge, illuminé par la passion, était à la fois un tableau de beauté et un miroir de ma propre culpabilité. Je me souviens de la façon dont ses yeux brillaient dans la pénombre, une lueur d'innocence mêlée à une audace que je n'avais jamais vue auparavant. Chaque regard échangé, chaque frôlement de nos peaux, était chargé d'une intensité que je n'avais jamais connue. Mais maintenant, cette intensité se transforme en un poids écrasant, une culpabilité qui me ronge de l'intérieur. Je me demande si elle pense à moi, de cette nuit. Est-ce que, comme moi, elle est piégée dans le souvenir de ces instants volés ? Ou bien a-t-elle déjà tourné la page, laissant derrière elle les échos de notre passion éphémère ? L'incertitude me dévore, et je me retrouve à scruter chaque message, chaque notification, espérant un signe, un mot, quelque chose qui pourrait apaiser cette obsession grandissante. Mais au fond de moi, je sais que je suis le seul responsable de ce chaos. Je suis coincé dans cette toile d'araignée que j'ai moi-même tissée. Je me sens comme un fou, à ressasser ces souvenirs, à me demander ce qui aurait pu être si j'avais pris une autre décision. Je me déteste pour ça. Je déteste cette vulnérabilité que je ressens, cette incapacité à avancer. Je suis coincé dans un cycle de regrets et de désirs inassouvis. Je veux la chasser, mais je ne peux pas. Je suis prisonnier de mes propres émotions, et je ne sais pas comment m'en libérer. Je range mes affaires, la tête trop ailleurs pour continuer à travailler. Je laisse la suite à Luca et à l'aide de ma voiture je me rends dans une supérette pour m'acheter de quoi cuisiner ce soir. **** Je gare ma voiture et me dépoussière la chemise et le pantalon avant de rentrer à l'intérieur de la supérette. Je me dirige au rayon de légumes pour me trouver des avocats et des tomates pour me faire une salade. Ensuite je pars au rayon boisson. Je suis là mais je ne le suis pas vraiment parce qu'elle est encore dans ma tête. Pourquoi il a fallu que je la rencontre et que j'ai cette attirance ? Pourquoi il a fallu que je goûte ses lèvres ? Perdu dans mes pensées je soulève la première bouteille de vin blanc que je vois. Avec l'espace qu'à laissé la bouteille de vin, je croise ses yeux. Elle se tient de l'autre côté de l'étagère. Je sens mon cœur s'accélérer alors qu'elle détourne le regard, comme si elle avait été surprise en plein délit. Un frisson d'angoisse me parcourt. Je sais qu'elle va fuir, que cette connexion fugace va s'évanouir aussi vite qu'elle est apparue. Elle se dépêche de mettre la bouteille de vin qu'elle a choisie dans son panier, ses gestes sont rapides, presque nerveux. Je voudrais l'interpeller, lui dire quelque chose, n'importe quoi, mais les mots restent bloqués dans ma gorge. Je me sens comme un spectateur impuissant de cette scène, observant son départ imminent. Elle paie ses courses et sort a pas pressé de la supérette. Je me dépêche de faire de même. Je sors et me met à courir après elle. __ Elowen ! Elle fait semblant de ne pas m'entendre et continue sa marche rapide. Elle se précipite pour entrer dans un taxi mais j'arrive à temps et stoppe le taxi. __ Je vous jure que si vous démarrez ce taxi, je vous fais avaler vos doigts ainsi que toutes les pièces de cette voiture ! Prévenais je au taximan. Il déglutit et je suis certain qu'il m'a reconnu. __ D'accord monsieur Sombra. Dit il en tremblant. Qu'est ce que je disais, je suis comme un mafieux dans cette ville. __ P'tite fleur, descend de cette voiture, il faut qu'on discute. Dis je calmement. __ Vas te faire foutre ! Crache t elle toujours dans le taxi. __ Madame, faite le, il doit vraiment avoir besoin de vous parler. __ Toi la ferme ! Tu aurais dû démarrer ta satané voiture ! __ Elowen, tu sais bien que je déteste patienter alors descend de cette p****n de voiture. Elle ne m'écoute pas et descend de l'autre portière avant de courir pour entrer dans un second taxi qui démarre d'aussitôt. __ p****n ! Criais-je en laissant tomber mon sac de course qui contenait la bouteille de vin blanc. Elle se brise sur le sol augmentant ma colère. __ Monsieur Sombra, si vous voulez je peux bien vous déposer chez elle. J'ai son adresse. Me propose le chauffeur. Pour qui il se prend celui là ? Je ressemble à l'un de ses potes de basse cour ? __ Qu'est-ce que tu viens de dire, espèce de clown ?! Oubli toute suite son adresse, supprime la de ton minable cerveau ! __ Je ne voulais pas… __ Ferme là ! Rugisais je. Cette femme, elle est à moi alors l'adresse que t'a en tête, je te conseille de la retirer de ta tête. Menacais je avant de partir. ____________________________________________________________________________ Coucou 😊 J'attends vos retours sur ce chapitre 🙂 À la prochaine pour un prochain chapitre !
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