Elowen
La visite guidée de Mia m'a épuisée. J'en peux plus mais je ne pouvais pas nié que los Angeles est une belle ville. Mia m'a fait faire le tour de la ville en moins de cinq heures et là maintenant, j'ai envie de prendre une bonne douche et de me glisser sous ma couette.
- Ça te dirais qu'on commande des pizzas pour ce soir. Me crit Mia étant dans la cuisine et moi dans ma chambre.
- Fais comme tu veux, Mia. Mais je crois que je vais prendre ma douche et dormir. Je suis épuisée. Criais je.
- Okay ! Repose toi.
J'entre dans la salle de bain et me met à retirer mes vêtements. Mes yeux s'arrête devant cette grosse cicatrice qui orne le bas de mon ventre. Je ferme les yeux et essaie de refouler ces émotions. J'entre dans la salle de bain.
Je fais couler l'eau chaude, espérant qu'elle emporte avec elle mes pensées sombres. La vapeur s'élève autour de moi, créant un cocon temporaire où je peux me cacher. Je ferme les yeux, laissant l'eau glisser sur ma peau, mais chaque goutte semble raviver des souvenirs que je préférerais oublier.
Je me tiens là, immobile, le bruit de l'eau masquant les échos de mon passé. Mes mains, tremblantes, se posent sur la paroi de la douche, cherchant un ancrage dans cette réalité fugace.
Je ferme les yeux, mais les images affluent, des ombres dansantes qui se glissent dans les recoins de ma mémoire. Chaque éclat de lumière, chaque reflet sur le carrelage, évoque des échos lointains de cris et de douleur, des instants figés dans le temps.
Je respire profondément, mais l'air est lourd, chargé de ce que je préfère oublier. Les larmes, chaudes et salées, se mêlent à l'eau, traçant des sillons sur mes joues. Je pleure, silencieusement, comme si le bruit de l'eau pouvait étouffer mes sanglots.
Les souvenirs s'accumulent, des fragments de violence et de désespoir, des visages flous qui me hantent. Je me concentre sur le bruit de l'eau, sur le doux murmure qui tente de masquer le tumulte de mon esprit. Mais même dans cette bulle de chaleur, la cicatrice sur mon ventre reste un rappel cruel, une empreinte indélébile de ce que j'ai enduré.
*******
Je m'habille d'un gros sweat, un peu trop gros pour moi et m'engouffre sous les couettes. Laissant l'une des petites lampes allumée. Je ferme les yeux et tombe aussitôt dans les bras de Morphée.
Narratrice
“Dans le royaume des rêves, où les ombres dansent et les murmures s'entrelacent, se tenait une maison aux murs fissurés, enveloppée d'une brume épaisse. Les fenêtres, comme des yeux éteints, scrutaient l'horizon d'un ciel d'un gris éternel. À l'intérieur, le temps semblait s'être arrêté, figé dans une mélodie lugubre que seuls les échos de la souffrance pouvaient entendre.
Au centre de cette demeure, une pièce, à la fois familière et étrangère, se dévoilait. Les murs étaient tapissés de souvenirs, des images floues d'un passé révolu, où le rire d'un enfant se mêlait à des cris étouffés. Un miroir, fissuré par le poids des secrets, reflétait une silhouette tremblante, une ombre de ce qu'elle avait été. Qui était-elle, sinon une énigme perdue dans un labyrinthe de douleur ?
Les portes de la pièce s'ouvraient et se fermaient, comme des battements de cœur, laissant entrer des silhouettes indistinctes. Parmi elles, une figure se détachait, une ombre familière, mais déformée par la lumière de la lune. Son visage, à la fois aimé et craint, était un puzzle dont les pièces ne s'assemblaient jamais. Qui était cet homme, ce père, ce gardien des secrets ? Était-il le protecteur ou le bourreau ? La réponse se perdait dans le brouillard de l'incertitude.
Les murs, témoins silencieux, murmuraient des énigmes. "Qu'est-ce qui est à la fois refuge et prison ? Qu'est-ce qui se cache derrière le sourire et le cri ?" Les mots flottaient dans l'air, comme des feuilles emportées par le vent, laissant derrière eux une traînée de questions sans réponses. Chaque écho résonnait dans l'esprit, comme un tambour lointain, rappelant une vérité que l'on préférait ignorer.
Dans un coin de la pièce, un vieux coffre, recouvert de poussière, attendait d'être ouvert. Que contenait-il ? Des souvenirs oubliés, des rêves brisés, ou peut-être des promesses non tenues ? L'angoisse de l'inconnu pesait sur le cœur, comme une pierre que l'on ne pouvait soulever. "Où se trouve la clé de ce coffre ? Est-elle cachée dans le regard d'un père ou dans le cri d'un enfant ?"
Soudain, la lumière vacilla, et l'ombre s'approcha, ses mains tendues comme des racines cherchant à s'enfoncer dans la terre. Le contact était à la fois chaud et glacial, une étreinte qui mêlait amour et douleur. "Suis-je un rêve ou une réalité ? Suis-je l'ombre de ton passé ou la lumière de ton avenir ?" Les mots s'enroulaient autour de la pensée, créant un enchevêtrement de doutes.
Les murs se rapprochaient, comme pour étouffer les cris qui voulaient s'échapper. "Peut-on vraiment fuir ce que l'on est ? Peut-on échapper à l'ombre qui nous suit ?" Les questions tourbillonnaient, comme des feuilles emportées par une tempête, laissant derrière elles un silence assourdissant.”
Elowen
Je me réveille en sursaut après avoir fait ce rêve oppressant. Je décide de sortir de la chambre et d'aller prendre de l'air et un verre d'eau dans la cuisine.
En descendant les escaliers, je me force à respirer profondément, cherchant à chasser les frissons qui parcouraient mon corps. L'eau froide serait peut-être un réconfort, une manière de se reconnecter à la réalité.
Mais alors, que je m'apprêtais à entrer dans le salon, des gémissements étouffés attirèrent mon attention. La lumière était allumée, projetant des ombres dansantes sur les murs.
Ma curiosité me pousse alors à voir de plus près ce qui ce passe.
- Mia ! Dis je en m'apercevant que ma meilleure amie est en train de coucher avec un mec dans son canapé.
- Au p****n ! Dit elle en poussant le corps de son homme.
Celui ci s'arrête dans ses mouvements et se cache la partie intime avec des coussins.
- Ne faite pas attention à moi. Je suis juste venu me prendre un verre d'eau. Dis je en quittant de leur champ de vision.
****
Je reste un moment dans la cuisine, craignant le fait qu'ils m'aient écouté et ont continué leur projet. Je termine mon verre et vais me coucher.
*****
Je me réveille ce matin avec un envie de continuer à vivre pleinement en oubliant les douleurs que mon père m'a infligé et de profiter de cette nouvelle aventure qui s'offre à moi.
Je prends ma douche en chantonnant pour la première fois. J'ouvre mon armoire et décide d'enfiler une robe. La robe est légère et en coton parfaite pour la chaleur de los Angeles. La robe est d'un bleu azur éclatant, évoquant le ciel ensoleillé.
Les bretelles fines laissent mes épaules nues, tandis que la taille est cintrée, mettant en valeur ma silhouette. La jupe, fluide et légèrement évasée, danse autour de mes jambes.
Je me regarde dans le miroir et pour une fois depuis des mois je me sens à l'aise et belle.
En sortant de ma chambre, je me dirige vers la cuisine prête à concocter un petit déj'. Et comme j'aime l'appeler, le Brunchouette.
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Je termine mon Brunchouette et dresse tous ces petites merveilles sur la table à manger. J'oublie pas de faire du café aussi.
Je range mon bazar me rappelant de ce jour où Mia et moi avons mis un sacré bazar dans la cuisine de ma mère.
Un léger sourire s'échappe de mes lèvres.
Je termine de ranger et vais m'assoir à table pour déguster mon Brunchouette. Je ne remarque pas que le mec d'hier nuit est encore là.
- Tu dois être, Elowen. Me dit il en s'asseyant sur la chaise qui était près de moi.
- Eh bien, je ne m'attendais pas à te voir ici, surtout après le spectacle que toi et Mia m'avaient offert hier soir.
- Eh bien, ma belle sache que je suis un caméléon, je suis à l'aise dans toute les situations. Dit il en venant de servir dans mon assiette.
- Eh, ne touche pas à Brunchouette.
- Ton quoi ?
- Ohh, ne me dis pas que tu as fait un Brunchouette ! S'exclame Mia en nous rejoingnant dans la cuisine.
Mia vient et se sert un peu de tout ce qui est sur la table.
- Quelqu'un peut bien m'expliquer. C'est quoi ce “Brunchouette” ? Demande l'homme du canapé.
- Tu lui explique ou c'est moi qui le fait ? Me demande ma meilleure amie.
Je hoche simplement la tête en signe d'approbation.
- Eh bien tout à commencé un dimanche lorsque je suis allée rentre visite à Elowen. Et toutes les deux, nous n'avions pas encore déjeuner alors Elowen décide de s'aventurer dans le frigo de ses parents et de faire sortir tout ce qui serait nécessaire pour nous concocter un petit déjeuner digne de ce nom. Dit elle toute excitée.
La veille, ma journée n'a pas été facile. J'avais encore reçu des coups de la part de cette personne que j'admirais autrefois. C'est seulement quand vient Mia que je me sens comme une enfant. Quand elle part l'enfer reprend sa place.
- On a essayé de faire des pancakes, des toasts, du bacon, de la salade de fruits. Tu vois tout ce qui ressemble à un bon petit déj'. On a mis un énorme bazar dans la cuisine ce jour là. Dit elle en souriant Madame Santos est arrivé du marché et a constaté que sa cuisine était dans un salle état. Elle a commencé à nous demander ce qu'on faisait pour que sa cuisine ressemble à un champ de bataille. Et c'est a cet instant qu'Elowen a dit a sa mère qu'elle voulait faire un brunch mais un Brunchouette entre meilleure amie. On a toutes les trois éclaté de rire et le mot est resté. Depuis ce jour-là, chaque fois qu'on se retrouvait pour un petit déjeuner, on l'appelait notre "Brunchouette". C'était notre petit secret, notre façon de rendre hommage à sa mère, qui avait toujours su apporter de la joie dans les moments simples. Même si elle n'est plus là aujourd'hui, je sais qu'elle aurait adoré voir à quel point ce mot a pris de l'ampleur. Termine Mia avec une petite larme qui coule sur ses joues mais elle l'essuie rapidement.
- Alors qu'attendons nous pour déguster ce Brunchouette ? Demande l'homme du canapé essayant de détendre cette atmosphère qui est devenu soudainement mélancolique.
Les paroles de Mia m'ont ramené des années en arrière.
Ma mère et moi qui nous cachons sous mon lit pour ne pas qu'il nous trouve. Ma mère me chuchotait des paroles apaisante pour calmer ma crise d'angoisse. Nous avons toutes les deux des heures sous le lit priant pour qu'il se soit endormi.
- L'homme du canapé à tout à fait raison. Dis je en revenant à la réalité.
- Je vois à moi aussi tu m'as donné un nom. Dit il en riant.
- L'homme du canapé ! J'aime bien , je trouve que ça fait...sexy. Argumente Mia en le regardant avec un sourire malicieux.
- Non, je trouve que ça fait un peu ridicule. Répondit-il
Moi je ne te donne pas un nom ridicule où est ce que tu aimerais que je t'appelle Brunchita. La fille qui fait un brunch au petit dej. Dit il amusé.
- J'aime bien ce surmon, l'homme du canapé qui b***e les femmes dans un canapé....vous ne pouvez pas le faire ailleurs que dans le salon ? Demandais je en me souvenant de leur corps nu sur le canapé.
Je songerais à ne pas m'asseoir sur celui ci.
- Ehh, c'est pas ma faute si ta meilleure amie est une allumeuse. Dit il en se servant du bacon.
- Je te rappelle que c'est toi l'allumeur. C'est toi qui a commencé à me tou.....
- Ça va , vous êtes tous le deux des allumeurs. Dis je pour conclure.
Le reste du temps, le Brunchouette se passe avec des scènes de rigolade que Luca, l'homme du canapé fait. Oui, il m'a fait savoir son premon mais je lui ai dit que je préférais l'homme du canapé et il m'a fait savoir que lui aussi il préférais Brunchita qu'Elowen.
C'est un homme qui adore mettre de l'humour dans tout ce qu'il fait et c'est aussi un grand emmerdeur. Nous avons passé tout le reste du déjeuner à rire.
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« Dans le silence des mots non dits, se cachent souvent les vérités les plus profondes de l'âme. »
À la prochaine pour un prochain
Chapitre.
Que Dieu veille sur vous 🙏