Le détail avait achevé de convaincre la jeune femme de retrouver l’hacienda. L’ex-flic avait suivi, non sans faire part de ses hésitations. La région frontalière du Guatemala n’était pas seulement connue pour sa révolution zapatiste. Elle l’était aussi pour l’omniprésence des Maras, ces gangs armés ultra violents d’origine salvadorienne, apparus en Amérique centrale à la fin des guerres civiles, et spécialisés dans le transfert de stupéfiants. Frank les connaissait pour y avoir déjà eu affaire en Californie où l’une des principales branches, le Mara Salvatrucha, se trouvait implantée. Il se souvenait de leurs impressionnants tatouages, véritables signes distinctifs, et de leurs rites initiatiques, dont l’un consistait à assassiner des innocents. Un bref passage à Tapachula avait donné le


