XIINoël Hémery travaillait d’arrache-pied. Il était pleinement satisfait du toit de chaume et ne tarissait pas d’éloges sur l’aide précieuse de Blaise et Clet au début du chantier. Il espérait finir avant le soir, comme cela dès le lendemain, il pourrait ravitailler en arbalétriers et pannes un nouveau chantier qu’il venait de décrocher sur le coteau de Roz-Aon. Jean était terriblement excité à l’idée de rentrer à la maison. Il restait une dernière nuit avant d’enfin revoir sa mère, Léon et Alexandrine. Ceux-ci commençaient à lui manquer, mais il s’attachait à ne rien laisser paraître devant son père et Blaise. Son statut d’aîné de la famille, qui lui avait valu le séjour à Châteauneuf-du-Faou, lui interdisait également de dévoiler ses faiblesses. Et si certains soirs, il avait pensé très


