XVLes deux ou trois années qui suivirent la révolution de 1848 furent une des périodes les plus joyeuses de ce siècle. Il y avait encore des viveurs célèbres qui retrouvèrent, en ces jours de trop de libertés sans doute, le reflet de leur jeunesse excentrique et licencieuse. On soupait beaucoup ; le boulevard ne se couchait pas ; les cabarets de nuit ne désemplissaient point et refusaient du monde. Le bal de l’Opéra surtout offrait un entrain qu’on ne retrouverait plus aujourd’hui. Il y avait des quadrilles sur l’air des Girondins, du Drin-Drin, de Paillasse, ce grand succès de Frédérick Lemaître ; et la polka s’introduisait dans les masses dansantes. Chicard existait encore, Brididi commençait. Et les femmes !… C’étaient Hermosa, morte comme Marie Duplessis, la dame au Camélia, Rigolett


