Chapitre 192016 Kyllaj, Gotland, mardi 5 juillet Andreas roulait sur un chemin de terre à travers la forêt. Après quelques centaines de mètres, il remarqua sur le bord de la route un tronc taillé en forme de crayon. La peinture jaune-canari avait perdu de son éclat. Les inscriptions gravées en noir étaient encore bien visibles : Tere tulemast* et, au-dessous, Kohtumiseni**. Sans doute de l’estonien. Cette langue lui était parfaitement étrangère, mais il s’imagina que cela devait être une sorte de message d’accueil. Un peu plus loin, il aperçut un ensemble de maisons entre les arbres. Il était presque arrivé. La première bâtisse qu’il contourna par la gauche était une vieille grange. En face, une habitation défraîchie semblait plongée dans un profond sommeil. Puis il vit la grande demeur


