III

205 Mots

III Une autre fois, Hélène avait six heures à me donner. Je proposai une promenade à la campagne. Nous résolûmes d’aller jusqu’à un petit bourg entouré de paysages joyeux et accidentés, à deux lieues de la ville. Nous laissâmes notre voiture sur la route, en disant au cocher de nous attendre, et nous voilà, Hélène et moi, bras-dessus, bras-dessous, courant à travers prés. Elle s’arrêta deux ou trois fois pour graver nos initiales sur l’écorce de quelques platanes qui doivent bien rire aujourd’hui. Il y avait des ruisseaux à sauter, de petites côtes à descendre. Hélène s’accrochait aux buissons, et m’expliquait gravement l’inutilité des épines dans la nature. Après nous être un peu égarés, nous arrivâmes enfin à l’auberge du village. Il y avait dans la cuisine une commère haute en couleu

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