41Adrien Nerval, déjà peu élégant la veille, était fripé après sa nuit au poste. Le commissaire n’était pas parvenu à le faire craquer. Le garçon avait sangloté pendant des heures, comme s’il avait beaucoup de choses à se reprocher. Profondément agacé par l’attitude de ce personnage peu sympathique, le commissaire Simon l’avait fait mettre en cellule pour la nuit, le mandat d’amener lui octroyant cette possibilité pendant vingt-quatre heures. C’était parfois une technique très efficace pour faire parler les gens. L’inconfort et l’isolement conduisaient souvent à un état d’hébétude qui, au matin, poussait à la confidence, et Simon n’avait pas honte d’utiliser cette forme d’intimidation. Mallaury et Calame connaissaient bien leur chef. Ils savaient qu’il n’était pas sévère à ce point: ils ap


