LE POINT DE VUE : ARIANA CLARKE Une heure environ après notre mini-altercation, je sens l'avion commencer sa descente. Je regarde par le hublot depuis un moment, assise à l'opposé de l'homme qui me rend folle et qui m'emmène Dieu sait où, lorsque mon regard aperçoit des montagnes enneigées. — On va dans les Rocheuses ? Je me tourne vers lui. Il feuillette un magazine, concentré, apparemment pas du tout inquiet que nous venons de mettre un terme à notre relation naissante, ultra-dysfonctionnelle. — Oui, répond-il. Tu aimes la montagne ? Je hoche la tête. — Toujours. Mes parents m'emmenaient faire de l'escalade, quand on était très jeunes. Enfin, de la randonnée, en fait. On n'utilisait pas vraiment de cordes et de crampons. Mais j'y ai quand même pris goût. — Je suis heureux de savoi


