Ce soir-là, qui était le lendemain du jour où s›étaient passées chez maître René les scènes que nous avons racontées, madame de Sauve, assise dans sa chambre à coucher sur un lit de repos, racontait à Henri ses craintes et son amour, et lui donnait comme preuve de ces craintes et de cet amour le dévouement qu›elle avait montré dans la fameuse nuit qui avait suivi celle de la Saint- Barthélemy, nuit que Henri, on se le rappelle, avait passée chez sa femme. Henri, de son côté, lui exprimait sa reconnaissance. Madame de Sauve était charmante ce soir-là dans son simple peignoir de batiste, et Henri était très reconnaissant. Au milieu de tout cela, comme Henri était réellement amoureux, il était rêveur. De son côté madame de Sauve, qui avait fini par adopter de tout son coeur cet amour comman


