— Vous voyez la surface des choses, Commissaire. La souffrance du jeune suicidé est à l’intérieur. Il est confronté à une fragilité identitaire, et souvent il est rongé par les séquelles de violences. Abus sexuels dans l’enfance, secrets de filiation, non-dits et drames familiaux à répétition. La liste n’est pas exhaustive… — La famille, encore la famille. Et ça tombe bien. Le père de Cindy Pinelli se trouve précisément dans notre collimateur. Pouvez-vous nous aider à y voir plus clair, dans le cadre de vos séances avec les camarades de la victime ? Ils ont dû recueillir des confidences. Au moins, ils doivent avoir des idées. Je suis preneur de toute suggestion. Moue dubitative. — Les souffrances les plus délabrantes ne se voient pas, Commissaire. Elles se vivent dans l’intime, dans le


