L'intimité change tout! C'est ce que je me dit dans le train qui nous emmène à Londres.
Hier, lorsque nous nous sommes unis à l'église, je pensais avoir créé un lien presque surnaturel avec celui que j'aime... mais c'était avant de partager ce peau à peau si intense la nuit dernière. Je me suis laissé guider, le laissant prendre possession de mon corps, en plus de mon âme... et je ne regrette pas. Être entre les mains expertes d'Arthur m'a révélé à moi-même! Je me suis sentie changer en un un éclair... en une douleur devrais-je dire...
En fermant les yeux, j'arrive encore à le sentir entre mes jambes... c'est à la fois inconfortable et enivrant.
Cependant, je n'ai qu'une hâte, me retrouver seule avec lui dans une chambre et recommencer. Afin de parfaire mes connaissances sur le sujet. Il est si sûr de lui, si intense! Que je peine à croire qu'il est à moi. Rien qu'à moi! Et que je suis la seule à voir cette partie de lui.
Sa tête posé sur mon épaule, il a somnolé durant tout le voyage. Je l'ai laissé s'alanguir contre moi avec ravissement. Humant sont odeur de temps en temps, pour me rappeler qu'il est bien là.
C'est avec une étrange satisfaction que je regarde le train entrer en gare. Maintenant, nous ne sommes plus que lui et moi. Il n'y a personne pour nous sermonner ou nous observer. Nous nous installons à Londres, avec pour seul désir: l'envie de tout recommencer.
- On est arrivé. Dis-je, passant délicatement une main dans ses cheveux.
Il bouge subrepticement, frottant son visage contre le tissu de mon manteau.
- Déjà? Le voyage n'a jamais été aussi agréable... je ne voyagerai plus qu'avec toi à mes côtés, à présent.
- J'espère bien! dis-je avec espièglerie. Tu as dormi comme un bébé.
- J'ai du sommeil à rattraper... ma nuit a été très courte. Dit-il en levant la tête vers moi.
- La journée pourrait l'être aussi... mais pour cela, il faudrait quitter le train avant qu'il ne reparte.
Il me sourit et me guide dans l'allée qui mène à la sortie. Lorsque je sors du wagon, je suis surprise par les vapeurs âpres qui se dégagent de la cheminée à charbon. Arthur me prend par la main, m'emmenant à travers la cohue des passagers.
Un employé s'occupe de nos affaires, avant de les emmener jusqu'à une voiture, stationnée à quelques mètres de la gare. Nous nous y engouffrons, nous laissant conduire jusqu'à une charmante petite rue. Nous nous garons devant un portail en fer forgé qui abrite une maison à deux étages. Il faut traverser une petite cour pour s'y rendre.
- Le premier étage est à nous. Le rez-de-chaussée est loué par monsieur Bailish. Dit-il simplement.
Je le suit, pressée de découvrir mon nouveau foyer. Nous sommes talonnés de près par le chauffeur qui monte nos affaires, Arthur lui donnant un coup de main. Arrivés à l'étage, il passe la clé dans la serrure avant de pousser la porte. Alors que je fais mine de m'avancer, il me stoppe brusquement.
- Non! Attend.
Il dépose l'un des bagages dans le hall et réapparaît rapidement, me prenant par la taille pour me soulever dans ses bras.
- Il y a des règles auxquelles il ne faut jamais déroger. Dit-il plein d'entrain.
Je me laisse porter et constate que nous pénétrons directement dans le salon. Le chauffeur dépose le reste de nos affaires sans mot dire et Arthur consent à me poser à terre pour lui offrir un pourboire bien mérité.
J'en profite pour faire l'état des lieux. Il y a deux grandes fenêtres qui laissent passer la lumière du soleil, illuminant ce salon très masculin. Un piano à queue qui trône fièrement au centre de la pièce, ainsi que deux canapés en velours vert foncé et une table basse en bois sculpté. Le mobilier élégant et raffiné rehaussant les murs blanc. Il y quelques tableaux, mais c'est surtout la bibliothèque qui m'attire. Tout un pan de mur inondé de livres, du sol au plafond.
- Viens, je vais te montrer le reste.
Il me prend par la main et me tire dans la direction opposée, me montrant la cuisine près de l'entrée.
- Tu as du personnel ? Demandais-je intriguée.
- Il y a une femme de ménage qui vient tout les jours et elle me prépare aussi les repas. Elle s'appelle Madeleine. Elle nous a d'ailleurs préparé ceci... dit-il en me montrant un plat à gratin dans le four.
- Je la rencontrerai un jour?
- Demain... je suppose...
Nous continuons le tour du propriétaire, longeant le long couloir qui mène à une porte. Il la pousse et me laisse admirer ce qui semble être une chambre. Elle est grande. Moins grande que celle que j'avais au manoir, mais imposante malgré tout. Il y a un grand lit à baldaquin avec ce tissu vert de la même teinte que les canapés dû salon. Un petit secrétaire est posé contre le mur près de la fenêtre. Il y a des papiers en pagaille un peu partout mais cela rend la pièce charmante.
- C'est ta chambre ?
- Non. C'est la nôtre. Dit-il en enlaçant mes hanches avant de l'embrasser les cheveux. Il y en a une autre au fond du couloir.
- Elle est parfaite. Cet endroit est parfait. Je suis si contente d'être ici, avec toi...
- Tu en est sûr ? Tu peux modifier ce que tu veux afin d'être plus à l'aise.
- Il n'y a aucunes modifications à faire... Cet appartement te ressemble beaucoup et comme je ne veux rien changer en toi... dis-je en me tournant pour capturer ses lèvres.
- Tu es sûr ? Tu ne veux rien changer... en moi? Demande-t-il perplexe.
Sa question me surprend, mais je souhaite malgré tout le rassurer.
- Je suis là, avec toi, dans tes bras... il n'y a rien qui saurait rivaliser avec ça. À part peut-être...
- Quoi? Dis-moi.
Je fais mine de réfléchir et lui décoche un petit sourire espiègle quand je trouve quoi lui demander.
- Joue-moi quelque chose.
Il me rend mon sourire et me tire par la main pour le suivre au salon. Il s'installe au piano et je reste debout devant lui. Posant mes main sur le laqué froid de son instrument. Il ferme rapidement les yeux, prend une respiration et commence à jouer.
Très vite, il se laisse porter par la mélodie. Son front est lisse, ses cheveux en bataille bougent aux rythmes des notes qu'il effectue avec dextérité. Il est comme possédé. Par le plus beau des esprits. Celui de la musique. En cet instant, il ne peut être plus désirable. Ses doigts cavalent sur les touches, emportant son corps dans un élan de légèreté.
Alors qu'il monte en crescendo, ses mains se mettent à trembler et il interrompt son morceau, brusquement.
- Désolé... dit-il, confus. Le voyage m'a un peu fatigué...
Il se lève d'un bon et part près du buffet, ouvre la porte et en sort une bouteille au liquide ambré. Il se sert un verre et le boit presque d'une traite.
- Ça va? Demandais-je inquiète. Il faut peut-être que tu te reposes.
- Non. Dit-il, buvant un second verre. Il reste silencieux un moment avant de s'approcher de moi. Maintenant, ça va mieux... j'avais juste besoin d'un verre pour me requinquer. Viens... j'ai d'autres projets pour nous deux.
Il me prend par le bras en m'entraine jusqu'à notre chambre. J'enroule mes bras à ses épaules et l'embrasse passionnément. Il a le goût du bourbon. Cela m'enivre un peu, mais j'accentue malgré tout mon b****r. Il défait les boutons du dos de ma robes, avant de me l'enlever. Je lui retire sa veste et sa chemise avec enthousiasme, peu être trop car il rit en voyant ma fébrilité. Depuis la nuit dernière, une sorte de désir inassouvi s'est emparé de moi et je ne pense qu'à succomber à ses caresses depuis lors.
Lorsque nous nous retrouvons entièrement nu, il me prend dans ses bras et m'emmène sur le lit où il s'allonge sur moi de tout son long. Je le sens, il est déjà dur, mais il s'ingénue à caresser ma poitrine avec dévotion, la parsemant de b****r, et suçotant mes mamelons de sa langue experte. Je gémis de plaisir sous sa torture, impatiente de le sentir en moi. Cette fois-ci, la douleur ne brouillera pas mes sens, je compte profité de chaque sensation...
Sa main glisse sur mon ventre, pour s'insinuer entre mes jambes. Je me cambre machinalement me délectant de son touché. Il me regarde, éprit et fasciné par mes réactions. Je ne le quitte pas des yeux, bouleversée par ce qu'il me fait sentir en ce moment.
- Oui... s'il te plait ne t'arrête pas... dis-je désespérée.
Il malaxe mon point sensible avec vigueur, alors que je suis prête à tomber dans le précipice, il colle son front contre le mien et dévore mes lèvres. J'expulse mon o*****e dans sa bouche, m'accrochant à lui, tant je suis secouée par la rapidité de ma satisfaction. Il m'écarte les jambes violemment et s'insère en moi en un mouvement. Je manque un souffle quand il rentre jusqu'à la garde, entre les replis de mon sexe, mais l'encourage à continuer en me tenant à ses hanches d'une main. Il entame de longs et profonds vas et viens, qui me laisse pantelante à chaque poussées. Je passe mes doigts dans sa chevelure et tire dessus doucement pour lui signifier mon complet abandon. Ce simple geste le rend presque fou, car il accentue ses coups de reins et accélère la cadence, m'enlevant le peu de raison qu'il me reste. Je suis à sa merci, ne pouvant que recevoir ce qu'il me donne. Alors que je pense, que je ne peux plus en accepter davantage qu'en cet instant, une onde de chaleur traverse mon échine et je suis prise de tremblements incontrôlables. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive, sans réfléchir, je mords l'épaule d'Arthur, qui pousse un cri rauque de surprise, avant de me sourire avec amusement. Il intensifie ses pénétrations, et je ne peux retenir ce qui ressemble à un rugissement de bonheur. Il m'offre plusieurs coups de boutoirs puissants, avant de se répandre en moi, avec tout autant de clameur. J'ai du mal à rependre mes esprits, je tremble et suffoque à la fois, en sueur...
Arthur est encore en moi, mais il ne s'est pas complément écroulé sur mon corps. Il pose sa main sur mon visage avant de me faire face et de me scruter avec sérieux. Il a l'air comme possédé d'une étrange façon.
- Tu... Tu es... une sorcière pas vrai? Tu viens de m'ensorceler. Dit-il, frottant son nez contre ma joue.
- J'aimerais l'être... car je ne me sentirais pas aussi vulnérable dans tes bras qu'en ce moment.
- Dis-moi que tu m'appartiens, que tu es à moi. Et que rien, ni personne, ne pourrait te faire me quitter. Dit-il avec passion et désespoir.
Sans réfléchir, je répète ce qu'il me demande.
- Je t'appartiens. Je suis à toi... et rien, ni personne, ne t'éloigneras de moi.
Il passe ses longs doigts sur mon cou et m'enserre doucement, avant de me donner un b****r si doux, que j'ai l'impression de l'avoir rêver.
- Nous venons de passer un pacte, toi et moi... et il est inviolable. Dit-il avec satisfaction.