XIII. TROP RICHES Le rez-de-chaussée de l’hôtel Gerspach, rue Murillo. Toute la livrée à l’antichambre, gantée, debout, alignée au port d’armes. Le suisse à sa table, enflé et rogue, répondant pour la vingtième fois : « Madame la baronne ne reçoit pas. – C’est son jour cependant. » Son jour en effet, mais un malaise subit… Et à ce mot de malaise un frisson gai passait sur tous ces larges mentons bleus et rasés. C’était la fable de l’antichambre, cette maladie de peau qui revenait à chaque saison. « Elle y sera pour moi… comtesse d’Arlot… Je n’ai qu’un mot à dire… » Il y eut des coups de timbre assourdis dans les tentures, un va-et-vient discret et stylé, et presque aussitôt, à l’étonnement de la valetaille, l’ordre d’introduire la visiteuse qui n’était pourtant pas de l’intimité. Dan


