VII. PORT-SAUVEUR

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VII. PORT-SAUVEUR De tous les villages dispersés entre Paris et Corbeil sur la rive gauche de la Seine, de ces jolies villégiatures à noms de soleil, Orangis, Ris, Athis-Mons, — Petit Port, malgré sa dénomination plus bourgeoise, est le seul qui ait un passé, une histoire. Comme Ablon, comme Charenton, il fut à la fin du seizième siècle un centre calviniste important, un des lieux de réunion accordés aux protestants de Paris par l’Édit de Nantes. Le temple de Petit-Port voyait chaque dimanche les plus grands seigneurs de la Religion assemblés autour de sa chaire, Sully, les Rohan, la princesse d’Orange, dont les grands carrosses chamarrés d’or défilaient entre les ormes du Pavé du roi. Des théologiens fameux y prêchèrent. Il compta quelques beaux baptêmes et mariages, des abjurations rete

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