XLII Renée à Louise Ma petite fille a deux mois ; ma mère a été la marraine, et un vieux grand-oncle de Louis, le parrain de cette petite, qui se nomme Jeanne-Athénaïs. Dès que je le pourrai, je partirai pour vous aller voir à Chantepleurs, puisqu’une nourrice ne vous effraie pas. Ton filleul dit ton nom ; il le prononce Matoumer ! car il ne peut pas dire les c autrement ; tu en raffoleras ; il a toutes ses dents ; il mange maintenant de la viande comme un grand garçon, il court et trotte comme un rat ; mais je l’enveloppe toujours de regards inquiets, et je suis au désespoir de ne pouvoir le garder près de moi pendant mes couches, qui exigent plus de quarante jours de chambre, à cause de quelques précautions ordonnées par les médecins. Hélas ! mon enfant, on ne prend pas l’habitude d’a


