1. À l'université

1031 Mots
Je m'appelle Jessie Lambard, je suis une jeune femme noire avec des cheveux crépus d'ébènes et yeux noirs. J'ai 18 ans, Je suis née en Haïti, mes parents sont transférés à Los Angeles : Beverly Hill pour leur travail. Ce changement pour moi est un peu brutal, de toute façon je vais m'adapter ou du moins j'essaierai. Aujourd'hui ce sera mon premier jour à l'université, je me lève et me prépare. Je me suis habillé d'un Jeans bleu ciel, des baskets accompagnés d'un T-shirt noir, mes cheveux crépus sont misent en valeur dans un chignon simple. Je suis à la fois excité et angoissé. Je descends afin de prendre mon petit déjeuner, maman était dans la salle à manger quand elle me vît, elle me fit un sourire chaleureux. -bonjour trésor, Tu as bien dormi ? Je savais que c'était inutile de te réveiller. Maman à raison sur ce coup-là, je suis toujours ponctuelle. -Bonjour, maman. J'ai dormi comme un bébé. Je lui met une bise sur la joue avant de me mettre à table. En apparence, je la ressemble beaucoup excepté qu'elle a les yeux bruns. -maman ! Quand est-ce que papa rentre ? Je la vois soupirer perdu dans ses pensées. J'ai toujours la ferme impression qu'elle me cache quelque chose à ce sujet. Mais comme d'habitude elle cache ses émotions pour ne rien laisser transparaître. Elle sourit mais je ressens son inquiétude. -Nous en avons déjà parlé depuis 3 mois ; ton père est parti pour régler une affaire hyper importante Jessie. -je connais déjà maman. Il m'avait promis d'être là aujourd'hui. -peut-être que son travail le retient. Mange ton repas ma chérie sinon ça va refroidir. Je ne dis rien et baisse la tête. Je n'arrête pas de penser à mon père, je ne l'ai pas revu depuis le jour où nous nous sommes installés à Beverly Hill. Son travail, toujours son travail. Je prends ma fourchette et commence à manger. Ma mère m'avait préparé un copieux petit déjeuner. De la banane pesée croustillante avec des poulets frites. -Jessie, dépêche-toi sinon tu risques d'être en retard et par la même occasion moi aussi. Me cria ma mère. Je prends mon sac, ma malle et sors de la maison. J'arrive en courant dans la voiture de ma mère et m'engouffre. Durant le trajet je regarde vaguement les passants. En arrivant devant l'université j'essaie de me faire toute petite. -détend toi ma fille, le premier jour est souvent le plus stressant. -merci maman. Elle me serre dans ses bras. -tu vas me manquer tu sais, vient nous voir ce week-end. -oui, maman je le ferai. Je sors de la voiture puis me retourne à mi-chemin pour la saluer. Je me demande sérieusement où j'ai la tête en ce moment. Elle me sourit comme à chaque fois et ça suffit pour me faire oublier mon stress. Mais quand je monte les escaliers, sans compter sur les regards persistants que me lancent certains indiscrets, je perds toute assurance. J'ignore tout de cette université. Tiens voilà, j'avance jusqu'au comptoir: -bonjou, silvouplè...(bonjour, s'il vous plaît) Je m'arrête en me rendant compte que j'allais m'exprimer dans ma langue natale. Je m’éclaircis la gorge ensuite démarre la conversation en anglais, peu de temps après avoir donné les informations, je reçois un formulaire ayant toutes les infos nécessaires. J'ai cours à 8h30 ce qui me laisse largement le temps de trouver mon dortoir. J’attrape mes effets personnels et commence à chercher. Quelques minutes plus tard. Je pousse une porte au fond. La chambre était assez spacieuse et moderne. Il y avait deux lits voisins. Choisissant celui de droite, je range ma malle et pars en cours. Je regarde ma montre, il est déjà 7h45 je pousse un juron. Et marche avec précipitation quand je me cogne contre quelqu'un. Je suis brusquement projeté en arrière alors que mes documents sont éparpillés au sol. -ah... aie... Je masse mon front endolori. -désolé me dit-il en me tendant la main. Je l'attrape. J'ose le regarder à cet instant, il était métis avec des cheveux noirs bouclés, yeux noirs. Il était plutôt mignon, je devinais aisément qu'il faisait partie du clan des étudiants les plus populaires. Je sors rapidement de cette léthargie en ramassant mes documents, il m'aide. -je suis vraiment désolé. J'avais la tête ailleurs, je ne t'avais pas remarqué. -moi aussi, je ne regardais pas où je mettais les pieds. Je suis désolé. -ce n'est pas grave, je m'appelle Jack Wiston. -moi c'est Jessie Lambard. Je dois aller en cours, au revoir dis-je après avoir jeté un œil à ma montre. Sans lui jeter un autre regard, je gagne ma salle de classe en courant. J'ai un nouveau cours de mathématique économique que je ne dois pas rater. -Bonjour à tous. Je suis votre professeur de mathématiques économique, Mr Martin. Les documents sont prêts, les cours peuvent débuter. Par chance, je me trouve une place au fond de la salle car je n’aime pas m'asseoir à l'avant. Les yeux du prof me scrutaient étrangement, c'est dû à mon entrée fracassante. Je ferme les yeux et pense fortement pour qu'il m'ignore. À mon plus grand étonnement, il obéit à mes pensées. Le cours se dispensa calmement et au final j'ai eu plus de peur que de mal. Pas mal du tout pour une première journée, pensais-je soulager. Un bruit léger nous fîmes tous tourner la tête en direction de la porte. -bonjour, Mr. Désolé pour le retard, a annoncé le nouveau venu. Il était de grande taille et était complètement vêtu de noir. Le professeur ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais se ravisa aussitôt reprenant son travail là où il l'avait laissé. C’est comme si il avait été hypnotisé. Le nouveau rentre et s'assoit près de moi. Je sens quelque fois son regard me scruter, il se fait très insistant. Je ne le sens pas du tout celui-là , mon instinct me dit de ne pas lui faire confiance. Jamais auparavant mon instinct m'aurait conseillé de me méfier d'un gars aussi mignon. La journée ne fait que commencer avec les autres cours qu'il me reste, alors que mon instinct me disait toujours de me méfier de lui.
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