J'arrive devant la porte de son bureau. Je frappe.
Toc toc toc !
Gaspard : Oui.
J'entre dans la pièce, en plein milieu se trouve un bureau gigantesque avec un ordinateur et des piles de dossiers. Les murs sont recouverts d'étagères où trône des livres et des bibelots scientifiques à n'en plus finir. Un grand rideau blanc sépare la pièce en deux.
Étrange !
Juste une chose retient mon attention. Un cadre posé le long de la fenêtre. Avec la photo d'une petite fille.
Je me demande bien qui peut être cette enfant ?
Je suis sorti de mes pensées par la voix douce et suave du maître des lieux.
Gaspard : Vous êtes venus ici pour que je vous prouve encore que je ne suis pas un lâche ?
Je vois... Il n'a toujours pas digérer apparemment.
Lena : Je suis désolé, je n'aurai jamais dû te parler comme cela tout à l'heure.
Il est assis derrière son bureau, il retire ses lunettes de vue, qui lui donnait un air encore plus sexy et mystérieux, puis il pose son regard sur moi.
Gaspard : On n'a qu'à dire que c'est oublié. Alors ! Que me vaut le plaisir de ton irruption ici ?
Il est tellement beau que je peine à soutenir son regard.
Lena : Oh euh... Je voudrais juste apprendre à mieux te connaître. Vu que la tempête de neige est pour ce soir et va durer trois jours... Je pense qu'on devrait faire plus ample connaissance.
Dis oui, dis oui... s'il te plaît !
Gaspard : Pourquoi pas. Mais 5 minutes alors, car j'ai beaucoup de travail.
YES !
Lena : Albert m'a dit que tu étais orphelin et que tu avais perdu tes parents durant la guerre. Et... qu'il t'a ensuite élevée.
Il me fixe avec hésitation, mais fini par me répondre.
Gaspard : En effet, mes parents sont morts quand j'avais 8 ans.
Le pauvre, c'est horrible !
Gaspard : Albert m'a sauvé de l'orphelinat où j'ai passé 7 ans d'enfer. Il est comme un père pour moi. Mais il est bien trop bavard aussi.
Il me sourit en coin. J'adore voir cette expression sur son visage. Je rougis légèrement.
Lena : Oui, mais il est tellement gentil. Tu n'a pas à lui en vouloir. En plus c'est moi qui l'ai cuisiné.
Je lui fais un clin d'œil en riant légèrement.
Gaspard : C'est vrai. Je lui dois beaucoup. Et je comprends qu'il n'est pu résister à ton... charme naturel.
Je mord légèrement ma lèvre.
Je rêve ou il me drague !?
Gaspard : Et toi ? Tu viens d'où ? Tu travailles dans quel domaine ?
Il me regarde avec sérieux. Il a l'air vraiment intéressé dans apprendre plus sur moi.
Lena : Et bien, je viens de France. J'ai une relation très compliquée avec ma famille, alors j'ai décidé de venir en Russie pour changer de vie. Je travaillais dans un salon de beauté, mais je faisais aussi beaucoup de missions humanitaires, pour aider de pauvres gens partout dans le monde.
Il lève les sourcils, l'air étonné.
Gaspard : C'est très noble de ta part.
Je lui sourit. Mon attention se porte à nouveau sur la photo. Il faut que je lui demande.
Allez courage !
Lena : Cette petite fille est magnifique. Elle s'appelle comment ?
Il se retourne pour prendre le cadre dans ses mains, puis le caresse doucement avec son pouce. Son visage se ferme et son regard se vide. Une tristesse infinie s'empare de lui.
Gaspard : Elle l'était...Tu peux me laisser seul maintenant. Part, s'il te plaît.
Au lieu de partir, je m'approche de lui. Il est si triste tout à coup que j'aimerais pouvoir le réconforter. Mais je sais que je ne peux même pas le toucher.
Gaspard : Je t'ai demandé poliment de partir ! Qu'est-ce que je dois faire pour que tu comprennes !?
Il se lève de sa chaise pour se placer face à moi, puis il me fait reculer. Mes fesses se posent sur le bord de son bureau.
Lena : Je veux juste t'aider. Je...
Je suis dans la m(e)rde !
Gaspard : Retourne-toi ! Je ne veux plus qu'on parle de ça.
Je me retourne instinctivement. Il pose une main à plat sur mon dos pour me pencher en avant et remonte ma robe à fleurs pour dévoiler mes fesses. Il abaisse ensuite ma culotte jusqu'à mes chevilles, puis déboutonne son pantalon pour en sortir son gros s(e)xe déjà bien dur. Il le frotte entre mes lèvres.
Gaspard : Tu es venue rien que pour ça, avoue le ?
Euh... Non, mais... OH OUIII !
Au même moment, il s'enfonce en moi. Il est brutal, sa bite cogne le fond de mon vagin, ce qui me fait mal par moment. Je sens de la haine dans ses paroles.
Gaspard : J'en étais sûr. Tu n'es pas différente des autres femmes. Vous êtes toutes pareilles.
Pardon !?
S'en est trop. Je me relève, le pousse puis remonte ma culotte.
Lena : Lâche-moi, conn(a)rd ! C'est tout ce que je suis pour toi ? Une p(u)te que tu peux prendre où tu veux et quand tu le désires ?
Je lui décolle une baffe.
Pauvre c(o)n !
Il détourne la tête puis baisse les yeux.
Gaspard : Je suis désolé, pardon. Je pensais que c'était ce que tu voulais. Jamais je te traiterai comme une p(u)te. J'ai bien trop de respect pour les femmes.
Oui et bah on dirait pas !
Lena : Et bien non, ce n'est pas ce que je voulais Gaspard. Je voulais juste discuter avec toi. Tu respectes les femmes, mon c(u)l ! Tu te comportes comme tous les autres hommes. Je voulais simplement te comprendre... snif... Je voulais juste t'aider.
Je ne peux retenir mes larmes plus longtemps.
Gaspard : Je n'ai pas besoin d'aide ! Je ne te mérite pas, je ne mérite absolument rien !
Il soupire puis se rassoie sur sa chaise.
Gaspard : Je ne suis pas un homme pour toi Léna. Je ne suis qu'un monstre dépourvu de coeur. Maintenant pars et ne t'approches plus jamais de moi.
Il remets ses lunette puis replonge dans ses dossiers en fesant comme si je n'étais plus là.
Lena : Je ne te comprends pas ? Tu as sûrement beaucoup souffert, mais tu n'es certainement pas un monstre. Un enf(o)iré introverti tout au plus !
Sur ces mots durs, je sors de la pièce. Je croise Albert en redescendant les escaliers.
Albert : Tout va bien mademoiselle ?
Lena : Oui, tout va parfaitement bien.
Les larmes aux yeux, je me sauve dans ma chambre, en espérant qu'Albert n'ait rien remarqué.
***
Quoi ? Enf(o)iré introverti !
On me l'avais jamais faites celle-là.
Je suis en train de ruminer dans mon coin quand Albert entre dans mon bureau avec un plateau.
Albert : Votre café monsieur.
Il dépose la tasse devant moi.
Gaspard : Merci Albert.
Mais au lieu de partir comme à son habitude, il reste planter devant moi, l'air sévère.
Albert : Mademoiselle Léna semblait bien triste en sortant de votre bureau. Est-ce comme cela que je vous ai éduqué monsieur ?
Eh bien voilà !
Je relève à peine les yeux vers lui tellement mon comportement me fait honte.
Gaspard : Non... non bien évidemment. Je ne peux pas continuer comme ça Albert, c'est trop dur. Elle est tellement gentille, tellement belle. Elle est tout ce dont j'ai rêvé. Je ne la mérite pas, après toutes les horreurs que j'ai commises et toutes celles que je m'apprête à faire. C'est impossible.
Albert : Rien n'est impossible Monsieur. Et si elle vous aimait assez pour vous et pas pour vos défauts ?
Je ris légèrement.
Elle... M'aimer !
Personne ne pourrait aimer un homme comme moi.
Gaspard : Je ne veux pas Albert.
Albert : Mademoiselle Léna est une jeune femme merveilleuse, je l'ai tout de suite vu. Peut-être pourriez-vous, lui laisser une chance de faire tomber ces murs que vous avez bâtis autour de votre cœur.
Je soupire légèrement. Tel que je le connais il ne va pas me lâcher, alors autant l'écouter jusqu'à la fin.
Albert : Et je pense aussi que vous devriez vous excuser auprès d'elle, pour avoir été... Un véritable mufle sans cervelle.
Je le regarde avec déceptions.
C'est vrai... J'ai étais odieux avec elle. Et je regrette.
Gaspard : Puisque tu m'y obliges Albert. Je vais aller de ce pas m'excuser.
Je me relève avec détermination.
Albert reprend son plateau sous le bras, puis se dirige vers la porte.
Albert : Je ne vous force pas monsieur, c'est vous qui avez pris cette décision.
Il me fait un clin d'œil, puis sort de la pièce.
Gaspard : Sacré vieux bougre.
Je ne sais pas ce que je ferais sans lui ? Il est comme un père pour moi. Mais surtout, il est le seul à savoir qui je suis vraiment.
Je sors de mon bureau puis me dirige vers la chambre d'amis au rez-de-chaussée. Je m'arrête pour souffler un bon coup.
OK. S'excuser.... Ça ne doit pas être bien compliqué ?
Je frappe à la porte.
Toc toc toc !
Lena : Qu'est-ce que c'est ?
Elle a l'air vraiment contrariée au vu du ton de sa voix.
Je suis mal barré !
Gaspard : C'est moi ! Je... je voudrais juste te parler. S'il te plaît, ouvre-moi.