Pendant le cours, je ne cessais de penser à ce que Dumbledore m'avait dit, il était clairement au courant que le couple Severus et moi n'était pas une simple rumeur d'étudiant et que nous devions faire en sorte que personne ne nous surprenne et obtienne de vraies preuves de notre couple. Il restait quatre mois de cour, quatre mois à faire attention et d'être sur nos gardes. Il était évident maintenant que nous devrions attendre avant de dire à tout le monde que nous sommes ensemble, car l'an prochain, j'allais être son apprenti maître des potions. Il n'y aurait pas de problème selon la loi, mais les étudiants pourraient nous faire vivre un calvaire et trouver des façons de prouver un ministère que nous étions un couple bien avant que je ne sois sorti de l'école de sorcellerie en tant qu'étudiante.
Arriver l'heure du souper, mon petit frère vint s'installer à côté de moi et il dit :
-Qu'est-ce qu'il voulait le vieux Dumbledore ?
-Il m'a offert de devenir l'apprenti d'un des professeurs l'an prochain, car je désire enseigner.
-Vraiment ? Je n'ai pas hâte de voir la réaction de nos parents à ce sujet.
-Qu'ils disent ce qu'ils en veulent, je fais ce que je veux puisque je suis majeur depuis un an déjà.
-Ils pourraient de déshériter Aléya.
-Je m'en moque de leur argent, ce n'est pas ce qui va constituer à mon bonheur.
Draco soufflait, je savais qu'il ne pensait pas en mal, mais il devait comprendre que quoi que nos parents essayaient de m'imposer, jamais, je n'allais me plier. Ce n'était pas tellement le comportement d'un Serpentard, mais honnêtement, si cela n'aurait pas été de mon ambition de faire regretter à Severus son choix de m'avoir laissé, je ne pense pas que j'aurais aboutis chez les Serpentard. Mon ambition était beaucoup moins forte que mon courage, ce qui était le critère des Gryffondor. J'aurais été comme mon oncle Sirius que j'ai croisée étant petite seulement, mes parents auraient eu des raisons de me déshériter réellement à ce moment-là. Dans ma famille, il n'est pas négociable, tout le monde étaient passés par cette maison et je n'avais pas été une exception à cause d'évènement récent dans ma vie.
Quand la journée se terminait, je me suis dépêché de prendre un passage secret que j'avais trouvé en début d'année pour me rendre sur le terrain de l'école sans me faire voir. J'aurais pu passer par les grandes portes, mais je voulais être certaine que personne ne me suivait, que personne ne pourrait me voir partir vers le saule cogneur ni peut-être m’apercevoir au bras de notre professeur de potion.
Lorsque je fus à l'endroit du rendez-vous, je ne voyais pas mon copain donc je figeais le saule cogneur et d'un coup de baguette, je fis disparaître la neige, laissant place à un espace vert sous l'arbre que tous redoutait. Par la suite, j'allais m'asseoir à son pied et endossait mon dos contre le tronc du saule cogneur. Je profitais de ce moment de tranquillité avec le soleil qui montrait un peu le bout de son nez encore, emplissant mes poumons de l'odeur de l'hiver que j'aimais.
Je ne sais pas combien de temps s'écoulait avant que je n'attendais de léger pas qui se dirigeait vers moi. J'ouvris mes yeux que j'avais fermés pour profiter de ce moment tranquille et vit mon copain qui arrivait vers moi avec un léger sourire que seule moi lui connaissait. Je répondis à son sourire et me levais. Quand il fut face à moi, il me dit :
-Joyeux anniversaire mon ange.
-Merci mon chéri. Pourquoi voulais-tu que je te rejoigne ici ?
-Suis-moi et tu verras.
Il me prit par la main et ensemble, nous nous sommes rendus vers la forêt interdite. Je dois admettre que j'étais un peu surprise, mais je pourrais le suivre jusqu'au bout du monde s'il le voulait. J'avais aveuglément confiance en Severus, je savais qu'il ne ferait jamais rien pour me faire du mal ou me mettre en danger, quoi que j'étais tout de même une sorcière puissante donc je savais très bien me défendre.
Au bout d'une trentaine de minutes de marche, Severus s'arrêtait et me dit de fermer les yeux. Je le regardais une dernière fois avant de fermer mes paupières. Il avait toujours ma main dans la sienne et il me guidait, je ne sais où. Lorsqu'il s'arrêtait à nouveau, il me dit d'ouvrir les yeux et je fus éblouie par tant de beauté. Severus m'avait conduit près d'un ruisseau illuminé par des lucioles et l'eau de la rivière semblait scintiller. Au sol, près de cette même rivière, il y avait une couverture avec un panier en bois. Je me tournais vers Severus qui me regardait amoureusement. Je l'embrassais puis nous nous sommes installés sur la couverture. Severus me dit alors :
-J'ai préparé un petit casse-croûte romantique, je me suis dit que cela te plairait.
-Effectivement, j'adore même, c'est incroyable Severus. Comment as-tu trouvé cet endroit ?
-Par hasard en récoltant des ingrédients pour des potions. Lorsque je l'ai vu, j'ai immédiatement pensé à toi, je désirais vraiment t'y emmener.
-Je ne sais pas quoi dire Sev', c'est magnifique et je suis tellement heureuse de me retrouver ici avec toi.
Severus nous servit des verres de Whisky, il savait très bien que je pouvais le tolérer puis ont s'est mis à discuter de chose et d'autre. Je ne lui ai pas encore dit que Dumbledore était au courant pour nous ni qu'il m'avait proposé de devenir l'apprenti de Severus l'an prochain. J'ignorais comment le lui dire sans qu'il aille peur que quelqu'un ne découvre notre relation. Les gens finiraient par le savoir un jour, mais cela ne devait pas être dans les prochains temps. Alors que nous mangions des fraises trempées dans du chocolat et que le silence était revenu, je dis :
-J'ai parlé avec Dumbledore aujourd'hui.
-C'est ce que j'avais entendu dans les couloirs.
-Pourquoi tu ne m'en n'a rien dit avant ?
-J'attendais, donc de quoi avez-vous parlé tous les deux ?
-Il m'a proposé de devenir ton apprenti l'an prochain puisque je désire enseigner un jour prochain.
-C'est formidable, tu as un énorme talent en potion.
-Je sais, mais ce n'est pas la seule chose dont nous avons parlés.
-Qu'est-ce qu'il y a Aléya ?
-Il sait pour nous et il désire que nous soyons prudents dans l'avenir, pour que personne ne sache que nous sommes ensemble pour le moment.
-Évidemment qu'il est au courant, ce vieil homme sait toujours tout. Mais ne t'inquiète pas mon ange, tout ira pour le mieux.