MON BEAU BOURREAU
J’ai passé une journée enfermé dans cette chambre toute seule, toute fatiguée, j’avais faim mais je n’ai pas voulu manger.
Plus tard dans la nuit, alors que je dormais j’ai senti quelqu’un me caresser la joue, je me suis levé en sursaut.
_ Bonsoir tu m’as manqué me dit Jason, il était assis sur le lit. Tu n’as toujours pas mangé ? En allant prendre le plat il faut que tu manges.
_ Je n’ai pas faim lui dis-je
_ Mais il faut manger quand même, la nourriture est froide je vais chauffer ça pour toi.
_ Est-ce que je peux voir Emilie ? Demandais-je
_ Non elle travaille à pareille heure, tu la verras demain.
Il s’en alla.
Quelques minutes plus tard il revint avec le plat qu’il avait réchauffé.
_ Lève-toi, me dit-il
Je me suis levé et j’ai un peu mangé même quand je n’avais pas envie.
_ Nous devons aller chez nous tu sais. Dit-il
J’étais perdue, je ne comprenais pas ce qu’il voulait dire par là.
_ Où ça ? Questionnais-je avec hésitation
_ Chez nous comme je viens de le dire, moi je n’habite pas ici, je suis venu te chercher.
_ Où allons-nous partir ?
_ Loin d’ici, dans un endroit isolé.
J’étais abasourdie, j’avais peur de cet homme. C’était le diable en personne. Comme on le dit les apparences sont trompeuses, il a l’air d’un dieu mais c’est un démon.
_ On va partir là maintenant ajouta-t-il en me faisant la bise sur le front.
_ …
J’ai commencé à pleurer, je ne savais pas quoi dire.
_ Tu n’es pas fatigué de pleurer ? Il faut juste accepter son destin Cristal. Et ton destin c’est moi.
Il me fit coucher et commença à me caresser.
_ S’il vous plait arrêté… Lui dis-je
_ Non t’es si douce, j’aime te toucher
_ S’il vous plait monsieur, la voiture est déjà prête, cria un homme de l’extérieur.
_ Ok je viens. Répondit Jason. On doit partir ma douce me dit-il
_ Emilie vient-elle avec nous ? Lui demandais-je
_ Non sa place c’est ici. Partons.
Je suis sortie avec lui, sans vraiment le vouloir, je sais que je n’ai pas le choix.
Une range rover nous attendais. Il m’a ouvert la portière et je suis entré, il a fait le tour et est venu s’asseoir à côté de moi. Devant il y’avait le chauffeur et un autre monsieur armé. Nous avons roulé pendant environ deux heures sur une route déserte en plein forêt. Ensuite nous sommes arrivés devant une grande maison, quelqu’un a ouvert le portail et nous sommes entrés. Il est descendu et est venu m’ouvrir. Il n’y avait pas trop de monde comme dans l’autre camp. Ici il y’avait environ dix hommes armés et deux grands bâtiments.
On entra dans le second bâtiment, il y’avait plusieurs pièces et un grand salon.
_ C’est ici notre demeure me dit-il, viens je te montre notre chambre et les autres pièces. Il me montra la cuisine et les autres chambres, il y’avait quatre pièces en bas, une assez grande cuisine, à l’étage il y’avait trois pièces. Après m’avoir tout montré nous sommes montés dans une chambre.
_ C’est ici notre chambre, est-ce que ça te plait.
_ …
_ J’ai l’impression que tu ne parles pas beaucoup. Va prendre un bain pendant que je nous trouve de quoi manger.
Il a fait de moi sa femme apparemment, avec ou sans mon gré. Qu’est-ce que je pouvais y faire ? Je n‘avais pas mon mot à dire sur ma propre vie.
Je suis allée dans la salle de bain comme il me l’avait ordonné ; elle était grande avec le nécessaire, des trucs que je ne savais même pas utiliser. Je suis resté toute triste, j’étais tellement abattue que je me suis assise à même le sol. Je pleurais encore et encore. Puis je l’ai entendu entrer.
_ Tu n’as pas encore fini ? me demanda-t-il
Je n’ai pas répondu je me suis levée, je me suis déshabillé, il est entré au même moment. J’ai caché mon corps avec mon habit, il a souri et s’est déshabiller aussi. Il s’est joint à moi, il a arraché l’habit avec lequel je me couvrais, il a ouvert l’eau. Je me suis lavé avec lui malgré moi. Après le bain il m’a donné une serviette et a ouvert le placard. Il y avait des habits pour femme.
_ Je t’ai préparé ta garde-robe, j’espère qu’elle te plaira. Me dit-il en sortant de la salle de bain
_ Enfile quelque chose et viens. Ajouta-t-il
Il y’avait tellement de jolies vêtements dans cette garde-robe, des habits que je ne croyais jamais pouvoir porter même dans mes rêves les plus fous. Je ne savais pas quoi mettre. J’ai pris une robe au hasard et je l’ai mise, quand je me suis regardé dans le miroir j’ai trouvé que j’étais trop sexy, ça faisait ressortir toutes mes rondeurs, j’avais un joli corps avec une belle poitrine, cette robe était juste trop belle. Il ne méritait pas de me voir ainsi. J’ai changé, j’ai choisi une robe ample et je suis sortie.
_ Très bon choix me dit-il quand il me vit ; mais j’ai peur que cette soit trop ample, elle ne ressort pas tes formes comme j’aimerais le voir.
Il est entré et est sorti avec une robe très moulante, avec un décolleté profond.
_ Mets ça, me dit-il en le jetant sur moi.
_ Je préfère celle que j’ai mise ; lui répondis-je
_ Ne discute et met celle que je t’ai donnée.
Je suis allée le mettre quand je suis sortie il s’émerveilla
_ Waouh trop classe j’adore, tu sais que tu as une très belle poitrine et aussi un joli derrière waouh.
Il avait mis un pantalon assorti à la couleur de ma robe et une chemise qu’il avait fermé à moitié, laissant ainsi apparaitre ses abdos. Il est vraiment beau et surtout il sait s’habiller.
_ Bon on va aller manger. J’ai déjà préparé la table me dit-il.
Nous sommes allés dans la salle à manger, elle était très bien décorée avec des pétales partout. Il m’a servi, je n’ai même pas pu manger, son regard me dérangeait beaucoup il n’a pas cessé de me regarder pendant le repas. Quand nous avons fini, il a débarrassé la table. Et nous sommes revenus dans la chambre. Il a commencé à m’embrasser fougueusement et me fit coucher.
_ Laisse toi aller ma douce, tu n’auras pas mal si tu te laisses aller
_ Non j’ai mal s’il te plait…
Mais une fois de plus il ne m’écoutait pas. Il m’a pénétré la douleur était pareille que la première, peut-être plus même parce que j’avais l’impression d’avoir été déchirée. Il s’arrêta quand je me suis mise à pleurer. Il alla dans la salle de bain et en est revenu avec un truc dans ses mains.
_ On va utiliser ça, me dit-il ça sera plus facile ;
_ S’il te plait… Je n’y arrive pas, ça fait trop mal ;
_ Tu vas voir ça sera facile dit-il en se couchant sur moi ; c’est du lubrifiant…
Le lendemain matin, un bruit m’a tiré brusquement de mon sommeil. C’était des coups de feu. Jason m’a demandé de rester dans la chambre et est sorti voir. J’étais prise de panique, mais il est revenu assez vite.
_ C’était quoi ? Demandais-je
_ Rien de grave, ne t’inquiète pas. Tu as bien dormi demanda-t-il
J’ai secoué la tête. Il s’est approché et m’a donné une bise je suis ensuite allé à la salle de bain me laver le visage.
Quand je suis sortie, il n’était pas dans la chambre. Je me suis donc mise à inspecter la chambre, je regardais chaque objet en espérant obtenir un indice de là où on était mais rien ne sembler me donner réponse. Je suis donc répartie m’asseoir sur le lit.
_ Est-ce que c’est ça ma vie dorénavant ? Être enfermée toute la journée, dans un endroit inconnu ? Je me parlais à moi-même désespérément.
Je suis sortie au balcon, il y’avait moins de personnes ce matin, j’ai vu de personnes armées et une femme dans l’autre bâtiment. Il y’avait qu’une seule entrée, un grand portail surveillé par deux gaillards armés.
Ça serait difficile de vouloir s’échapper d’ici ; pensais-je
Jason est arrivé derrière moi.
_ Tu te plais ici ? Me demanda-t-il
_ J’étais beaucoup mieux dans mon village ; lui répondis-je
_ Quoi dans ce trou à rat ?
_ Oui au moins il y’avait de l’amour et la tranquillité, il n’y a pas de violence, seulement la paix c’était merveilleux et surtout j’étais heureuse.
_ Ici aussi tu seras heureuse, tu verras avec le temps tu vas t’y plaire.
_ J’espère mourir avant ce temps. Lui lançais-je avant de retourner dans la chambre.
_ Tu vas m’aimer ; me dit-il en souriant en s’approchant de moi ;
_ Je te hais de tout mon cœur et je te haïrais à jamais
_ Tu sais les plus belles histoires d’amour commence par la haine, répondit-il toujours en souriant.
Ce qui me rendait folle de rage. Je suis ressortie au balcon. Il m’a encore suivit, et est venu se mettre derrière moi en mettant ses bras autours de moi, ne m’offrant aucune possibilité de sortie.
_ Laisse-moi partir, lui dis-je
_ Hey salut commando cria-t-il à un gars qui venait d’entrer
_ Salut la terreur, lui répondit-il
_ Je préfère le surnom de Bobby tu le sais mieux que quiconque alors arrête avec tes terreurs à la c*n. Lui gronda-t-il
_ Ok boss, répondit le gars, elle est belle ta femme.
_ On entre me dit-il en me tirant vers l’intérieur.
_ Laisse-moi criais-je pourquoi tu me tires comme ça ?
_ Rien on doit aller prendre le petit déjeuné, ça doit être prêt.
_ Pas besoin de me brutaliser pour cela ; lui répondis-je
_ Je suis désolé !
Bizarrement il savait s’excuser et ça, ça me plaisait bien. Nous sommes allés à la salle à manger, une jeune fille est venue nous servir. Après le petit déjeuné il m’a dit qu’il devait aller quelque part. Il s’est habillé en tenue de militaire et est parti. Je suis resté toute seule dans le bâtiment, j’ai voulu sortir mais les portes étaient toutes verrouillées. Je me suis donc mise à fouiller la maison. Il y’avait des armes caché un peu partout et dans toutes les pièces, je n’ai voulu toucher à rien, je me suis contentée d’observer.
Dans l’après-midi, j’ai trouvé une clé dans le tiroir de notre lit. Je l’ai essayé dans toutes les serrures. C’était la clé de la porte arrière. Je l’ai gardé.
Une heure plus tard, il est arrivé avec deux hommes et il a réuni les autres qui étaient à la maison sous le hangar. Il y’avait laissé le portail ouvert. Je me suis dit que c’était le moment de m’en aller. Je suis donc sortie par la porte de derrière et j’ai réussi à sortir hors du portail. Je me suis retrouvé au milieu de nulle part, il n’y avait aucune maison dans les parages, que des arbres à perte de vu. Je n’avais aucune possibilité de partir, j’étais en train de regarder par où je pourrais m’en sortir quand un homme a crié ;
_ Elle est sortie…
Je ne savais pas quoi faire je me suis mise à courir. Je courais le plus rapide possible mais ils ont fini par me rattraper ;
_ Où vous comptez partir ainsi, me dit celui qui m’avait attrapé
_ Gars pas de violence avec elle, c’est la dulcinée de Bobby, ramenons la tout simplement. Lui dit l’autre
Il me porta et me ramena à la maison, j’étais tellement essoufflée que je n’ai pas placé un mot.
Une fois à la maison, il me laissa dans le salon, Jason était débout à siroter son café. Il me regardait en souriant, puis il posa son doigt sur sa bouche en riant.
_ Cristal Cristal Cristal dit-il, plus je te découvre plus tu me plais, alors comme ça tu veux t’enfuir. Il redevint sérieux un moment et ajouta tu n’as encore rien compris à ce qu’il parait. Laisse-moi te dire, nous sommes à environ 1700kilomètres de la ville, et toi tu veux t’enfuir hein… même si tu réussis à partir, dans cette zone, tu rencontreras que mes éléments qui te ramèneront à moi, tu as de la chance que la plupart te connaissent, parce que sinon, ils vont te v****r et te tuer comme une vulgaire chienne. Il s’approcha de moi et me dit en me regardant dans les yeux, que ce soit la dernière fois que tu tentes un truc pareil est-ce que je me fais comprendre ?
Par je ne sais quel courage, je lui ai donné un coup entre les jambes et je suis monté en courant dans la chambre. Il m’a suivi, j’ai fermé la porte et je me suis collé à elle pour l’empêcher d’entrer car il n’y avait pas de clé ; mais il l’a poussé violemment et est entré, il a foncé sur moi en fureur…
À Suivre !