Chapitre 29 Le temps s’était mis à la pluie. De puissantes rafales de vent secouaient furieusement le palmier du jardin, dont les palmes sèches bruissaient fortement. Par moments, des trombes d’eau noyaient le toit de la véranda et Mary se trouva bien aise de n’être pas obligée de sortir. Elle posa quelques planchettes dans son âtre, disposa quelques billettes bien sèches et alluma son feu. Bientôt les flammes s’élevèrent, projetant leurs lueurs fantasques dans la pièce assombrie par un crépuscule précoce. Puis elle choisit un disque du divin Mozart et quand la musique s’éleva, que le feu fut bien établi, elle se dit qu’il ne lui manquait plus qu’un thé, accompagné de quelques-unes de ces croûtes de pâte d’amande que son voisin le boulanger réussissait si bien, pour que son bonheur fût


