Une bonne affaire

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Une bonne affaire On me remit une carte sur laquelle je lus : ANSELME DERVAUX Homme de lettres Chevalier de la Légion d’honneur – Diable ! pensai-je, l’illustre écrivain Dervaux, Dervaux lui-même chez moi ! Qui me vaut cet honneur ?… Est-ce que, par hasard ?… Et, sans me livrer davantage à de flatteuses suppositions, à de cordiales hypothèses, j’ordonnai qu’on le fît entrer. Il entra. C’était un jeune homme, gras et blond, moustaches finement retroussées, monocle impertinent et scrutateur, expression assez bête, le tout ensemble d’une élégance ultra-rastaquouérique, qui me fut un éblouissement. Depuis la pointe de ses souliers jusqu’au sommet de son chapeau, il brillait, irradiait, fulgurait comme un phare. À peine s’il daigna me saluer ainsi qu’il convient à une Célébrité de cette

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