Quand ses leçons étaient finies, pourtant, c’était généralement fait aussi de sa mauvaise humeur. Lorsqu’elle montait son fringant poney, ou courait avec les chiens ou avec ses frères et sa sœur, mais surtout avec son cher John, elle était heureuse comme l’alouette. Sous le rapport physique, Mathilde était parfaite, pleine de vie, de vigueur et d’activité ; sous le rapport moral, elle était d’une ignorance barbare, indocile, indolente, déraisonnable, et faite pour désespérer la personne chargée de cultiver son esprit, de réformer ses manières, et de l’aider à acquérir ces agréments extérieurs que, tout au contraire de sa sœur, elle méprisait autant que le reste. Sa mère la connaissait assez bien, et me dit plus d’une fois comment je devais essayer de former ses goûts, m’efforcer d’éveiller


