14Clothilde, en rentrant chez elle, appela aussitôt le conservateur du musée cité par son cousin. Celui-ci nia posséder ce « Crâne » de Richter. Après une rapide recherche dans les bases de données dont elle disposait, elle constata que cette œuvre n’avait pas non plus été mise en vente. Cette toile faisait donc toujours partie d’une collection privée. Sans doute la sienne, celle de Paul. Pourquoi avoir menti ? Le soir même, elle recevait son père à dîner. Cela arrivait souvent lorsqu’elle n’était pas à Saint-Étienne, où elle passait plus de la moitié de la semaine, et depuis qu’ils étaient veufs tous les deux. Le mari de Clothilde avait été victime d’un tragique accident de ski, une dizaine d’années plus tôt, avant qu’ils n’aient pu avoir des enfants. Cette perte avait été le drame de sa


