Chapitre 2 : Le ton monte..
Le capitaine Vargas nous regarde avec un regard strict
- Très bien alors on peut commencer ? (demande Davon)
- Oui, mais j'avoue que je sens une certaine hostilité de votre part ! (dis-je)
- Il se trouve qu’à chaque collaboration, professionnellement, ça a été un succès, mais une ambiance particulièrement pesante. Je vous avoue que j’aime travailler dans la convivialité et le respect. (dit Davon de manière strict)
- L’essentiel c’est le résultat non ?
- Vous savez pourquoi j’aime mon équipe ? (demande Davon)
- Je ne vois pas ce que ça vient faire dans notre conversation !
- Je vais vous répondre quand même. J’aime mon équipe pour l’entente et la bonne humeur qui règne au sein de celle-ci.
- Nous ne sommes pas là pour copiner ! (dit David)
- Oui, mais le capitaine Vargas a peut-être raison ! Essayons de s’entendre.
- C'est aussi bien oui ! Et pour vos problèmes personnels, j'aimerais que ça se passe en dehors de mes locaux. Ce n'est pas un ring de boxe ici !
- Vous n'êtes pas un marrant vous ! Vous n'avez pas changé ! (dit David)
- Bon David ! Stop ! (dis-je)
Je souris à Davon.
- Merci ! (dit Davon)
- Pourriez-vous me fournir toutes les informations ?
- Tout est sur support informatique. Vous pouvez les consulter quand vous le souhaitez.
- Ronny et Nick vont les analyser, Brook et David partiront sur les anciennes scènes de crime.
- Et vous ? (demande Davon)
- Je reste ici et supervise les recherches.
- Tu ne viens pas sur le terrain avec nous (demande David)
- Je préfère faire comme j'ai dit !
- Et pourquoi ?
- Tu le sais très bien et quoi qu'il en soit, c'est moi qui commande ! (Froidement)
- Très bien !
Je souris et mon regard croise celui de Davon. Celui-ci tourne immédiatement la tête. Ce monsieur m'a l'air complètement antipathique.
David et une partie de l'équipe partent tandis que nous restons dans les locaux.
Au bout d’un moment.
- Il ne fait pas un peu froid dans vos locaux ? (dis-je)
- Le chauffage est défaillant, mais des techniciens regardent. Vous voulez peut-être un café ou un thé pour vous réchauffer ?
- Ah oui, un café, je veux bien.
- Vous me suivez !
- Vous venez Nick ?
- Non, je continu !! Ne vous attardez pas trop Kristen ! On a du boulot !
- Oui oui !!
Je suis Davon dans l'espace de repos.
- Café cafetière ou distributeur ? (demande Davon)
- Cafetière.
- D’accord.
- Il fait meilleur ici !
- Oui, il y a un petit radiateur électrique.
- Super. Je sens que ça va être grandiose. (ironiquement)
- Ça fait longtemps que vous êtes agent spécial en charge ?
- J'ai été promu il y a six mois !
- Je vois ! Je comprends mieux !
Davon soupire.
- Je peux savoir ce qui vous fait soupirer comme ça ! C'est très impoli, je trouve ! Puis, qu'est-ce-que vous "comprenez mieux" ? (agacée)
- Non rien ! Après, ce n'est pas mon problème ! Ça ne me regarde pas !
- Ben dites moi ! J'aime autant la franchise !
- Ben je vous ai vu même pas une demi-heure avec votre équipe et la seule chose que j'ai pu constater c'est que vous êtes en train de vous faire bouffer !
Je le regarde avec des gros yeux.
- Pardon ! (strict)
- Ben oui ! On a un peu l'impression que c'est eux qui imposent leur loi ! Surtout Paterback ! Lui, je l'ai toujours connu autoritaire, mais croyez-moi, la dernière fois qu'il est venu, il était avec un autre supérieur, il faisait moins le malin !
- De toute façon, ça ne vous regarde pas !
- Oui, je sais, mais je suis capitaine et je n'aimerais pas me faire piétiner comme ça par mon équipe ! Il va falloir apprendre à vous imposer ma chère !
- Je n'ai pas besoin de vos conseils et je ne vous permets pas de m’appeler « ma chère ».
- Ben vous voyez, vous savez vous rebeller quand vous le voulez !
J'enlève ma veste et la pose sur une chaise. Davon me donne le café et son regard se porte sur son décolleté.
- C’est la première fois que je travaille avec vous. Par contre autant que vous le sachiez car je suis franche, je n’ai pas entendu beaucoup de bien de vous ! (dis-je)
- Ça j’imagine bien ! Mais vous savez quoi ! Je m'en fou en fait de ce qu'ils pensent de moi ! Vous savez, je n'ai rien à envier à votre équipe. Ce ne sont pas des tendres.
- On travaille dans la discipline ! De plus, je ne vous permets pas d’émettre des critiques sur mon équipe.
- Je déteste ce genre de pratique ! Je trouve ça grotesque ! Je suis franc moi aussi et je trouve votre manière de travailler particulièrement agaçante. Puis comme je vous l'ai dit ! On se demande bien qui fait la discipline ! Car vous, vous avez encore du boulot ! Mais je peux vous aider à vous imposer si vous voulez !
- Je suis assez grande pour me débrouiller seule ! Je n'ai pas besoin de vos conseils et de votre arrogance !
- Je ne suis pas arrogant ! Je suis réaliste ! Paterback vous traite comme une moins que rien et c'est pas normal !
- Oui enfin ! Nous ne sommes pas là pour que vous jugiez mon collègue !
- Entre nous soit dit, ça n’a pas l’air d’être que votre collègue !
- Avec tout le respect que je vous dois, ça ne vous regarde pas ! C’est ma vie privée.
- C’est vrai ! Excusez moi !
- Gardez votre curiosité malsaine pour vous. Vous êtes comme ça avec tout le monde ?
- Ben.....
Mon téléphone sonne.
- Oui !! …. Je suis à Seattle, chérie, tu le sais très bien !!..... Je sais que ce n'était pas prévu, mais je suis là-bas pour y travailler…..Non, ton père n’est pas là pour l’instant…. Je reviens dès que je peux…. Tu es bien avec Mamie. Passe moi ta sœur. Merci…..Ça va ma puce ?..... Super ! Je reviens bientôt ma chérie. Je vous aime très fort.
Je raccroche.
- Désolé !!
- J'ai pu comprendre que vous avez des enfants.
- Encore une fois, ma vie privée ! Est-ce-que moi, je vous demande si vous avez des gosses ?
- Non, mais je peux vous répondre ! Je n'ai pas eu cette chance ! Je suis veuf ! Donc, c'est un projet qui n'a pas pu être réalisé !
- Ah ! Je suis désolé !
- Ce n'est pas grave ! Vous ne pouviez pas savoir ! Vous n'êtes plus avec le père de vos filles si je comprends bien !
- Vous recommencez ma parole ! Capitaine, tenons-nous-en au rapport professionnel et rester en dehors de ma vie privée.
- Désolé ! Je voulais juste faire la conversation !
Je remarque très vite que le capitaine me fixe.
- Quoi ? Vous avez des remarques à faire sur mon physique maintenant ?
- Euh non !! Vous avez juste du café sur le coin des lèvres. Puis je serais de mauvaise foi de faire des remarques sur votre physique !
Je souris en coin, le prenant comme un compliment.
- Ah euh… Ben merci de me le signaler. Si David s’aperçoit que j’ai encore bu du café, je vais passer un sale quart d’heure.
- Eh ben ! Vous n'avez pas tellement de liberté, on dirait !
- Je ne vous permets pas de juger !
- Excusez moi !
- Allez je retourne sur mes dossiers parce que je vous trouve vraiment trop intrusif. Le genre d’individu que je ne supporte pas trop pour être honnête !!
- Moi ! Vous me trouvez intrusif ! Regardez plutôt autour de vous si je peux me permettre !
- Je vous permets de rien du tout ! Mêlez-vous de vos affaires ! Sur ce, merci pour le café et cette conversation fût très plaisante ! (ironiquement)
Je sors et le capitaine reste dans la salle et me regarde partir.
- Eh mince !! Que idiot.. !! Sacrée bonne femme en tout cas !!
Le capitaine Vargas se réinstalle à son bureau et m'ignore presque, ce que je trouve vraiment insupportable et mal poli.
A suivre