Chapitre 21 Graissac avait joué le jeu. Il avait confirmé téléphoniquement ses instructions à Fabien et ainsi je m’estimais parée à toutes les éventualités. Même en l’absence d’ordres écrits, jamais mon divisionnaire ne reviendrait sur sa parole. Je rendis compte de ma visite à Leroux à Fortin. Il n’en revenait pas de l’accueil que m’avait réservé le nouveau retraité. — Il t’a offert du café? — Ben oui. Et on a discuté comme deux vieux camarades. — Ce que je ne comprends pas, redit-il, c’est la raison qui t’a poussée à aller voir ce minable. — C’est parce que ce minable, comme tu dis, est probablement le type qui connaît le mieux les milieux louches de Nantes. Il a des indics partout. — Maintenant qu’il est en retraite, dit Fortin, tu parles que les mouches vont changer d’âne! (For


