Chapitre 28 Le lendemain, je me présentai à neuf heures tapantes à la gendarmerie de Plainchamp. Je m’étais levée à sept heures et j’avais fait un footing sur la grande plage déserte avant de passer sous la douche. Comme le temps était doux et qu’il y avait un pâle soleil d’hiver, j’avais pris mon petit déjeuner en terrasse. En bref, j’étais en pleine forme. Comme d’habitude, les difficultés que j’avais rencontrées ne m’avaient abattue qu’un bref moment. Maintenant, elles me stimulaient. Mon bain glacé dans le marais ne m’avait pas affectée le moins du monde. Même pas l’ombre d’un rhume. Je me sentais de taille à affronter le major, le juge, et le DPU Graissac en tête-à-tête ou tous ensemble s’il en était besoin. Je frappai d’abord à la porte de Lallemand qui me pria immédiatement d’


