IV-2

3001 Mots

– Hein ? le tambour... Les voici, bonsoir ! Elle disparut, sans même embrasser sa cousine une dernière fois. La Grande et la Frimat étaient sorties sur la porte, pour voir. Il ne resta que Françoise et Jean : elle, dans son obstination d’immobilité et de silence, entendant tout peut-être, voulant mourir ainsi qu’une bête terrée au fond de son trou ; lui, debout devant la fenêtre ouverte, agité d’une incertitude, noyé d’une douleur qui lui semblait venir des gens et des choses, de toute la plaine immense ! Ah ! ce tambour, comme il grandissait, comme il résonnait dans son être, ce tambour dont les roulements continus mêlaient à son deuil d’aujourd’hui ses souvenirs d’autrefois, les casernes, les batailles, la chienne de vie des pauvres bougres qui n’ont ni femme ni enfants pour les aimer

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