VILa semaine se passa, Françoise s’entêtait à ne pas rentrer chez sa sœur, et il y eut une scène abominable, sur la route. Buteau, qui la traînait par les cheveux, dut la lâcher, cruellement mordu au pouce ; si bien que Macqueron prit peur et qu’il mit lui-même la jeune fille à la porte, en lui déclarant que, comme représentant de l’autorité, il ne pouvait l’encourager davantage dans sa révolte. Mais justement la Grande passait, et elle emmena Françoise. Âgée de quatre-vingt-huit ans, elle ne se préoccupait de sa mort que pour laisser à ses héritiers, avec sa fortune, le tracas de procès sans fin : une complication de testament extraordinaire, embrouillée par plaisir, où sous le prétexte de ne faire du tort à personne, elle les forçait de se dévorer tous ; une idée à elle, puisqu’elle ne


