VI-1

3098 Mots

VILise et Françoise, s’étant débarrassées de Blanchette, trop grasse et qui ne vêlait plus, avaient résolu, ce samedi-là, d’aller au marché de Cloyes acheter une autre vache. Jean offrit de les y conduire, dans une carriole de la ferme. Il s’était rendu libre pour l’après-midi, et le maître l’avait autorisé à prendre la voiture, ayant égard aux bruits d’accordailles qui couraient, entre le garçon et l’aînée des Mouche. En effet, le mariage était décidé ; du moins, Jean avait promis de faire une démarche près de Buteau, la semaine suivante, pour lui poser la question. L’un des deux, il fallait en finir. On partit donc vers une heure, lui sur le devant avec Lise, Françoise seule sur la seconde banquette. De temps à autre, il se tournait et souriait à celle-ci, dont les genoux, dans ses rein

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER