VIIOn était de nouveau à l’époque de la fenaison, par un ciel bleu et très chaud, que des brises rafraîchissaient ; et l’on avait fixé le mariage au jour de la Saint-Jean, qui tombait cette année-là un samedi. Les Fouan avaient bien recommandé à Buteau de commencer les invitations par la Grande, l’aînée de la famille. Elle exigeait des égards, en reine riche et redoutée. Aussi Buteau, un soir, s’en alla-t-il avec Lise, tous les deux endimanchés, la prier d’assister à la noce, à la cérémonie, puis au repas, qui devait avoir lieu chez la mariée. La Grande tricotait, seule dans sa cuisine ; et, sans ralentir le jeu des aiguilles, elle les regarda fixement, elle les laissa s’expliquer, redire à trois reprises les mêmes phrases. Enfin, de sa voix aiguë : – À la noce, ah ! non, bien sûr !...


