II

3260 Mots

IIUn jour de cet été, la vieille Rose, qui avait eu des faiblesses, et dont les jambes n’allaient plus, fit venir sa petite-nièce Palmyre, pour laver la maison. Fouan était sorti rôder à son habitude, autour des cultures ; et, pendant que la misérable, sur les genoux, trempée d’eau, s’épuisait à frotter, l’autre la suivait pas à pas, toutes les deux remâchant les mêmes histoires. D’abord, il fut question du malheur de Palmyre, que son frère Hilarion battait maintenant. Oui, cet innocent, cet infirme était devenu mauvais ; et, comme il ne connaissait pas sa force, avec ses poings capables de broyer des pierres, elle craignait toujours d’être tuée, quand il l’empoignait. Mais elle ne voulait pas qu’on s’en mêlât, elle renvoyait le monde, arrivant à l’apaiser, dans l’infinie tendresse qu’ell

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