chapitre 5

878 Mots
Assise à sa place, Victoria n’avait qu’une seule prière, ne pas revoir son pire cauchemar. Elle en avait assez de supporter pour cette journée qu’elle ne croyait pas être capable de supporter une nouvelle dose. Elle se coucha sur la table et cacha sa face de ses bras. La journée était loin d’être terminée et elle n’était pas du genre à sécher les cours vu l’intello qu’elle était depuis longtemps. Lorsqu’elle sentit le calme revenir en salle, elle conclut qu’un enseignant venait de faire son entrée même si elle ne l’entendait pas. Des minutes passaient et même si quelques élèves arrivaient encore élevé la voix, la salle restait néanmoins un plus calme. Elle ne savait pas c’était quoi cette sensation mais elle se sentait épiée. Elle savait qu’elle devenait parano à penser aux choses comme ça mais ce n’était pas de sa faute si son deuxième sens lui faisait clairement savoir que quelqu’un la fixait. Pour se rassurer de cette paranoïa qui la gagnait, elle leva la tête et se figea. Son sang se glaça et ses tripes se retournaient comme si elle avait de la gerbe. Elle ne croyait pas que cet homme aux yeux vairons l’épiait sans se départir de son sourire. Tous ses membres se mirent à trembler et elle n’allait pas tarder à tomber de sa place même si elle était assise. Sa respiration devenait rapide comme si elle avait le danger devant elle. Il lui fit un clin d’œil, un clin d’œil plein de promesses, des promesses qu’elle savait obscures les unes après les autres. -tu vas bien trésor ? Sa voix, bon sang elle lui arrachait des frissons car son murmure était comme une belle mélodie que rêverait d’entendre une jeune femme éprise de l’amour fou. Elle s’en voulait de trouver sa voix belle vu qu’elle n’arrivait même pas à nier à sa beauté. Etre diabolique et avoir autant de beauté, on aurait dit le portrait caché de la femme qui avait tué Salomon après que ce dernier ait tué le lion… -tu sais bien que tu peux partager le fond de ta pensée avec moi trésor. Putain il fallait qu’il arrête parce qu’elle allait à tout bout de champ se faire pipi dessus. Elle avala de travers sa salive, ce qui l’étouffa et lui valut des toussotements. Ses voisins de devant et de derrière la regardaient avec des sourires moqueurs, ils croyaient certainement que c’était parce qu’elle était sous le charme de son pire cauchemars alors que non, elle avait peur vu que la terreur approchait à grande vitesse. -tu veux de l’eau peut-être ? -ou du sang, ça me ferait du bien, dit-elle sans réfléchir. Hayden fronça les sourcils. Il ne s’attendait pas du tout à ce qu’elle lui réponde et son répondant ne lui avait pas du tout plu car elle semblait vouloir le défier et c’était ce qu’il détestait. Lorsqu’une noirceur sans nom masqua son regard, Victoria se rendit compte qu’elle avait fait une énorme erreur en lui répondant. C’était venu tout seul, elle n’avait pas voulu mais le fait qu’il la déteste pour une raison qu’elle ignorait l’avait fait réagir sans réfléchir. -je… je… désolée, je n’aurais pas dû. -oui ! c’est vrai que tu n’aurais pas dû trésor. En plus de ce que les tiens ont déjà fait, tu viens d’en rajouter une couche et ça tu vas me le payer et tu sais quoi, je tiens toujours mes promesses. Prépare-toi à subir ma colère et celle des miens Victoria Samarino. Elle frissonna car à chaque fois qu’il prononçait son nom de famille, le timbre de sa voix devenait sombre. Elle n’avait jamais eu d’ennemi durant toute sa vie et voilà que juste à sa dernière année au lycée, il fallait qu’elle s’en fasse un dès le premier jour des classes. Neuf mois, elle ne pouvait pas supporter car elle allait finir par se faire dévorer par cette bête sauvage qui la regardait avec haine et rancœur mêlées. -tu es si frêle mon trésor, si petite et si fragile, te briser les os serait bien plus facile que ce que j’avais imaginé tu sais, tout serait si facile mais sauf que je n’aime pas les choses faciles alors on va jouer, oui on va jouer et même si je sais que tu seras une mauvaise perdante, je veux bien voir comment tu te battras avant que je n’en finisse avec toi. A demain trésor. Elle le vit se lever et lorsqu’il sortit, une autre de leur classe passa sur sa table et récupéra les affaires de son camarade de classe. Elle ne comprenait pas pourquoi un autre était obligé de transporter ses affaires alors qu’il était bien portant. -l’alpha ma belle, lui murmura celui qui était près d’elle. Elle releva la tête vers lui et se rendit compte à ce moment qu’elle avait pensé de vive voix et non de sa pensée. L’alpha ? comme en mathématique ? et bien faut dire que c’était la lettre dominatrice et bien, peut-être qu’il avait décidé d’être cette lettre dominatrice se disait-elle. Elle avait de la chance qu’il avait disparu lui laissant le temps souffler avant de penser à une quelconque solution à son problème. Quitter le lycée et la meilleure chose à faire pour ne plus le voir.
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER