Une lame qui n’avait pas besoin de briller pour couper. Raphaël se baissa, fouilla rapidement l’un des corps, puis ramassa une cartouche tombée près de la cabane. Il l’observa un instant. Et Aylia comprit qu’il cherchait une information. Pas une victoire. Il revint vers la cabane. Avant même qu’il n’ouvre la porte, Aylia se recula. Elle sentit la honte la brûler. Elle était restée ici, immobile, alors qu’une partie d’elle voulait tout massacrer. La porte s’ouvrit. Raphaël entra, referma derrière lui et verrouilla sans bruit. Il posa la cartouche sur la table. Une marque gravée dessus. Un signe. Aylia vit son regard se durcir. Pas de peur. De reconnaissance. Il murmura : — Ils viennent plus loin que je pensais. Aylia s’assit lentement, les jambes soudain trop faibles. Le feu


