V Le plus jeune couple de la maison de Nérotte, le ménage de la fenêtre du premier soleil, était parti comme de coutume et, tout en faisant des trouées carnassières dans les volées de moucherons, avait gagné les haies lointaines signalées par l’aïeule, où les moutons pressés se peignent aux épines traînantes des lacis touffus qui bordent les venelles. Tout joyeux, les pattes encombrées de flocons, les deux époux revenaient en sifflant pour prévenir les voisins de la bonne aubaine, et battaient des ailes devant le pertuis d’entrée, quand une petite tête grise au bec solide, installée à l’intérieur, en interdit l’accès aux légitimes propriétaires. Les deux oiseaux ne pouvaient croire à une pareille spoliation. Ils réclamèrent leur nid et se mirent à crier de toute leur gorge afin d’intimi


