IV

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IV Après avoir pris leurs ébats parmi les trèfles et les luzernes, les Longues-Oreilles s’étaient terrés avec l’aurore, et, dans leurs sombres corridors, dans les carrefours de terre, sous les voûtes fraîches, par groupes amis, ils dormaient calmement, boulés, oreilles rabattues, pattes rattroupées, insensibles aux bruits sourds venant du dehors et qui leur arrivaient atténués, tamisés, filtrés pour ainsi dire par la voûte de terre, ou en menace vague, lointaine, dont la violence se serait émiettée à tous les coudes et circuits de leur demeure aux multiples issues. Le souterrain était calme, enveloppé d’une atmosphère de quiétude, imbibé de l’odeur saine de la terre sèche, qu’un relent de c****e modifiait à peine par moments selon l’air venté par un déplacement nécessaire ; et les petits

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