Les véhicules des renégats s’éloignaient dans la nuit, leurs moteurs rugissant et laissant derrière eux une odeur âcre de fumée et de sang. Le silence qui suivit fut presque insupportable . Les survivants, hagards, observaient les flammes qui consumaient les maisons de leurs proches, leurs regards perdus dans le vide. L’un des anciens du village, tremblant mais déterminé, prit enfin la parole : — Nous ne pouvons pas rester ici à attendre la prochaine attaque… Il faut aller chercher de l’aide . Un murmure d’approbation s’éleva . Quelques hommes, blessés mais encore debout, aidèrent à rassembler les survivants. Ils chargèrent les plus gravement atteints sur des charrettes improvisées, les recouvrant de couvertures, pendant que d’autres tentaient de sauver ce qui restait des provisions épar


